‹ Henri Heine, poèteChapitre 17 sur 142 · Heimkehr · texte numérisé non relu

Heimkehr

2. Cf. Buch der Lieder, éd. Elsler, Deutsche Literaturdenkmale, p. xi sq.

3. Cf. Vierteljahrschrift fur Literatui*geschichte, vol. IV, Zur H. H*. Biographie, p. 474 sq.

Les conclusions de M. Elster sont adoptées par toute la Heine Forschung. Elles ne rencontrent guère qu'un adversaire : le B^ Embden, neveu du poète, La famille de Heine s'est en effet obstinée à nier systématiquement que l'auteur du Buch

C'est à Hambourg que le jeune Harry * Heine s'éprit de sa première passion profonde. Il était resté seulement quelques mois à Francfort où son apprentissage commercial n'avait pas été heureux; revenu chez ses parents, il avait passé auprès d'eux la lin de Tannée 1815, fort indécis sur ce qu'il allait devenir. Au printemps 1816, on décida que, de nouveau, il voyagerait : son oncle Salomon, le plus puissant banquier de Hambourg, consentait à le prendre en qualité de commis : il partit, d'auta nt plus joyeux qu'il savait retrouver « dans le Nord * » sa cousine Amélie, dont la beauté l'avait vivement frappé deux ans auparavant, à Dusseldorf. Le jeune poète resta trois ans dans la ville de TElbe; jdlabord, il travailla dans la banque de son oncle; puis celui-ci lui fournit les moyens d'ouvrir un commerce d'étoffes, dans lequel Henri donna en quelques mois la mesure de son incapacité commerciale. Il ne lui resta plus alors rien à tenter, sinon une carrière libérale, et son oncle consentit à lui fournir les moyens de faire ses études de droit. Heine quitta Hambourg durant l'été 1819.

Les trois années qu'il venait de passer dans la

der Lieder eût jamais aimé ses cousines. Personne, d'ailleurs, n'a répandu sur Henri Heine plus de faux renseignements que ceux qui lui tenaient de plus près.

1. Le poète ne prit le prénom Ileinrich que lors de son baptêtue.

Page 1