‹ Henri Heine, poèteChapitre 23 sur 142 · LYRISCHES INTERMEZZO · texte numérisé non relu

LYRISCHES INTERMEZZO

L'Intermezzo, examiné de près, semble un défi jeté au scepticisme qui nous faisait croire à l'épuisement du jeune poète. Celui-ci nous avait, dans ses Junge Leiden, conté ses souffrances d'amour; il lui fallait, croyions-nous, une passion nouvelle pour trouver de nouveaux accents. Nous nous trompions. Il a repris, sans y ajouter de matière S rhistoire de son amour pour Amélie; il nous Ta redite, sous mille formes inattendues, et voilà que cette « vieille histoire » que nous connaissions déjà, de nouveau se déroule à nos yeux et fait vibrer au fond de nous, douloureusement, à en pleurer, nos regrets et nos tristesses les plus tendres. D'où vient ce miracle?

Ce miracle est dû à un effort conscient de l'artiste. Les Junge Leiden, écrites sous la morsure encore saignante de la douleur, ont des frémissements, des cris et des aveux mal surveillés.

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