‹ Henri Heine, poèteChapitre 28 sur 142 · Heimkehr · texte numérisé non relu

Heimkehr

Ich habe mit dem Tod in der eignen Brusl Den Bterbendea Fechter gespielt.

de mille détails indifférents, opposant ainsi à Famour la vie banale, son ironie est infiniment plus frappante, et, en outre, elle est comique : c'est la vie qui reprend ses droits et se venge du sentimentalisme. Aussi bien, cette opposition du réel au sentimental n'est-elle pas toujours consommée dans une seule poésie ; souvent, deux pièces juxtaposées réalisent l'intention ironique du poète, et c'est la seconde qui ramène vers la terre l'élan de son désespoir amou-

reux *.

Pour la première fois, nous voyons se dessiner nettement dans l'œuvre poétique de Henri Heine le caractère de l'ironie, dont nous avons indiqué déjà * les sources psychologiques. Nous saisissons en même temps la méthode d'opposition qui nous la rend sensible. Peu à peu, il y prendra goût; il remarquera l'effet troublant, mais original que produit cette dissonance, et il sera tenté de la provoquer artificiellement : ce qui était d'abord une nécessité de sa nature morale deviendra ainsi un procédé, une manière, dans laquelle, pour quelque temps du moins, il sera comme emprisonné.

Une telle exagération ne se trouve point dans VHeimkehVy ni même dans le Buch der Lieder; c'est un peu plus tard que nous la saisirons sur

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