Das weithinrollende Meer, I
4. Die Well'n, Wutschâumend und hûumend, — Tûrmen sich auf, und es wogen lebendig — Die Weissen Wasserberge, I, 8.
Und plôtzlich, ein wûster Meerwasserfall, In weissem Gekrâusel zusammensturzt Und mich selbst mit Schaum bedeckt <.
La peinture du décor est achevée, lorsque le poète parvient à réaliser de pareils traits. Tout s'est uni pour en préciser les contours. Dominée par des préoccupations morales et philosophiques, la description a su pourtant se maintenir au ras des lames pour s'élever avec elles, de temps à autre, en de furieux élans, sous le souffle de la tempête. La mer a été saisie sous ses aspects les plus changeants et les plus durables, dans son charme le plus attirant, dans tous ses caprices hurlants et bondissants. Des dieux et des femmes ont tour à tour personnifié cette foule tumultueuse des éléments; des rêves d'espoir, des soupirs de chagrin ont interrompu çà et là le bruit de la mer, et un profil angélique s'est dessiné sur le fond mouvant du décor sombre tacheté de blanc. Le Buch der Lieder, commencé dans la nuit, au milieu d'apparitions irréelles, s'achève ici dans un épanouissement de lumière et de vie follement bruissante.
1. NachlesCy lï, 32. — « Et le frêle navire les escalade — Avec Une hâte pénible — Puis tout à coup il s'efTondre — Dans de noirs abîmes béants — ... Cependant, le navire lutte — Avec les flots furieusement agités; — Comme un cheval de guerre, il se cabre; tantôt il se dresse — Sur son train de derrière, à en faire craquer la barre, — Tantôt il s'élance tête baissée — Dans l'abîme hurlant des eaux, — Puis, comme insouciant et las d'amour, — Il songe à s'abandonner — Sur la noire poitrine d'une vague géante —r Qui s'approche avec un mugissement, — Et tout à coup, en méchante cascade, — S'écroule dans un bouillonnement blanc, — Et m'asperge d'écume. »