‹ Henri Heine, poèteChapitre 8 sur 142 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

si le lalent de fliiliste ne s'est pas transmis de la

mère au fils, il semble du moins assez probable ^

que le futur poète dût être prédisposé par son », , ^ «^^ ^

hérédité musicale à cette merveilleuse science du " '"

rythme qui éclate dès ses premiers essais.

Mariée à vingt-cinq ans, infiniment supérieure, à tous égards, à son mari, Betty Heine entra en ménage avec des idées bien nettes sur les hommes et sur la vie. Ses lettres nous la mon^ trent, un peu avant son mariage, comme une jeune fille douée d'une sensibilité tendre, mais assez énergique, toutefois, pour résister aux sentiments douceâtres que son époque avait mis à la mode. Elle ne veut pas qu'on puisse la nommer « une enthousiaste sentimentale* », car, dit-elle, « si je permets volontiers un certain élan d'enthousiasme, je hais, en revanche, la sentimentalité à la mode, et je la crois produite par la sensi blerie ^ bien plutôt que par la bonté du cœur * ». Dans une autre lettre, elle se montre sincèrement dégagée de préjugés : « Le faible seul, dit-elle, doit prendre appui, sur ce grand, mais fragile roseau qu'on nomme l'étiquette. Pour ma part, bien que douée d'une figure et d'un esprit fort

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