Romanzero
ôie stand im Kahn, so blass, so schlank, Und unbewegUch, dabei, Als wâr' sie ein welsches Marmorbild, Dianens Conlerfei...
Die arme Schônheit ist schwer bedrângt, Ich aber mâche sie frei Von Schmach und Sunde, von Quai und Not, Von der Welt Unflâterei...
steh mir bei, barmherziger Gott!
Barmherziger Gott Schaddeyl Da schollert* s hinab ins Meer — Weh — Schaddey, Schaddey, Adonay! —
Die Sonne ging auf, wir fuhren ans Land, Da blùhte und gluhte der Mai!
Und als wir stiegen aus dem Kahn, Da waren wir unser zwei *.
L'étude des caractères particuliers du Romanzéro nous permet également de distinguer la tendance morale qui domine tout le poème. Nous avons vu, dans le Buch der Lieder, le poète passer du désespoir sombre à l'enthousiasme ardent qui animait les Dix-Mille à l'aspect de la mer retrouvée; les Neue Gedichte, commencés sur un ton vague de romance murmurée sans convic-
1. Elle était debout dans la barque, si pâle, si frêle,— Et si parfaitement immobile, — Qu'on l'eût prise pour un marbre d'Italie, — Pour une statue de Diane...
Malheureuse beauté, comme elle est menacée! — Mais moi, je \ais la délivrer — De la honte et du péché, des souffrances et de la misère, — De l'ordure de ce bas monde...
Dieu de miséricorde, soutiens-moi! — Dieu de miséricorde, Chaddaï! — Un bruit de chute dans la mer ... — Malheur! — Chaddaï, Chaddaï, Adonaï!
Le soleil se levait quand nous accostâmes; — Le printemps en fleurs resplendissait! — Lorsque nous sortîmes de la barque, — Nous n'étions plus que deux. »
Cf. lettre du 12 mars 1851 à Michael Schloss.
tion, nous ont montré le poète aux prises avec les jouissances de l'amour vulgaire, puis combattant de toute son âme pour le triomphe de ses idées politiques et sociales. Çà et là, dans ce dernier recueil, nous avons surpris des signes de lassitude, des soupirs de découragement. Dans le Romanzero, le sacrifice est consommé : brisé physiquement et moralement, le poète n'espère plus, ne peut plus jouir : il souffre seulement, et il se souvient. Alors germe doucement dans son âme de martyr un pessimisme apaisé, un pessimisme qui compatit à la douleur des autres et tristement se penche sur les ruines de ses propres espérances, he Romanzero tout entier est dominé par cette conception navrée de la vie, qui s'exprime à diverses reprises par une forme ingénument et inconsciemment répétée :
Und der schlechtre Mann gewinnt (Walkûren) Gefallen ist der bessre Mann {S. b. Hastings) *.
Dès le début des Lamentationen, dans Waldein^ samkeit, Henri Heine prend soin de nous avertir du changement de sa Stimmung. Il fait un retour sur son passé joyeux, et s'écrie :
G schône Zeit, wo sich zu grûnen Triumphespforten zu wôlben schienen Die Baume des Waldes — ich ging einher, Bekrânzt, als ob ich der Siéger wâr!
Die schône Zeit, sic ist verschlendert, Und ailes hat sich seitdem verândert,