‹ Henri Heine, poèteChapitre 98 sur 142 · Elsler, H. Zum Lazartis, VII · texte numérisé non relu

Elsler, H. Zum Lazartis, VII

3. Id. ibid., VIII. « Dieu! il faut que ma misère soit bien profonde, — car elle commence enfin à parler; — ses yeux laissent rouler des larmes; — la pierre même prend pitié de moi! »

4. '« J'ai vu jadis bien des fleurs s'épanouir — Au bord de ma roule; mais, trop paresseux — Pour descendre

l'agonie du poète. 369

D'autres encore lui apparaissent, figures pâlies que Ton porte au tombeau *, fleurs mortes que Ton foule aux pieds, amoureuses de convention, roses et froides comme un mignard portrait de Gaspard Netscher '.

. Le poète fait une revue lamentable de son passé, et, toujours, au bonheur qui a fui, s'oppose la funèbre réalité présente ' :

Mein Tag war heiler, glûcklich meine Nacht. Mir jauchzte stels mein Volk, wenn ich die Leier Der Dichtkunst schlug. Mein Lied war Lust und Feuer^ Hat manche schône Gluten angefacht...

Der Hand entsinkt das Sailenspiel. In Scherben Zerbricht das Glas, das ich so frôhlich eben An meine ubermiit'gen Lippen presste.

Gott! wie hâsslich bitter ist das Sterben!

Gott! wie sûss und traulich lâsst sich leben In diesem traulich siissen Erdenneste^!

de mon cheval afin de les cueillir, — Je suis passé fièrement près d'elles.

Maintenant que je suis misérable et mourant, — Maintenant que ma fosse est creusée, déjà — Voici que souvent, dans mon souvenir, comme une moquerie et une torture, — Reparait le parfum des fleurs dédaignées.

C'est surtout une fleur jaune feu — Dont le souvenir brûle mon cerveau... » Elster, H. Zum Lazatms, IV.

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