‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 103 sur 181 · L\ LUTTE CONTRE LA MAISON D'AUTRICHE. Î · texte numérisé non relu

L\ LUTTE CONTRE LA MAISON D'AUTRICHE. Î

de la recommencer, il répondait joyeusement qp'U n'était point fatigué de danser, mais qu'il ne foulait plus prêter la salle de bal * . Il aimait les combats ; il n'en eût rouvert l'arène que pour y paiBltre le premier; il eût cent fois préféré, comme il le &ait, la vie active d'un chef d'armée au repos laborieux d'un roi, et il ne cachait pas son dédain pour ces princes autrichiens qui pensaient vaincre les Turcs c en yivant à l'espagnole, sans se montrer ni mettre eux-mesmes la main à la besogne ^ » Mais le bien de fion peuple lui commandait la paix, ce Je suis né et élevé dedans les travaux et périls de la guerre, écrivait-il à la reine Elisabeth. Là aussy se cueille la gloire, vraie pasture de toute ame vraiment royale, comme la rose dedans les espines; mais je me puis bien lasser des calamités et misères que mon peuple endure par icelle ^. » L'intérêt de son peuple, c'est là, ne l'oublions pas, la grande règle de sa politique. Ces misères, qu'il ne peut contempler qu'avec « un sanglant et invincible regret, » il ne se pardonnerait pas de les aggraver. Il a horreur, c'est encore lui qui

esté par les cheveux. Qui le sçait mieux que le pape? » Lettres inédites de Henri IF, recueillies par le prince Augustin Galiizin, p. 330.

1 . Ranke, Histoire de la France pendant le dix-srptième sicc^c, t. II, p. 244.

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