‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 104 sur 181 · Id., p · texte numérisé non relu

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gU L'INFLUENCE FRANÇAISE.

parle, d'employer le sang de ses svjets inutilement^» Une autre raison arrête son bras : c'est le respect de ses engagements. Il tient à singulier honneur de ne point donner l'exemple de la violation des traités: «le ne doibs rompre ma foy légèrement et sans bon fondement. J'ay esprouvé trop heureusement combien il importe de justiffier ses armes, pour mespriser à présent un tel advantage ^. » Cette justification est-elle entre ses mains, il ne veut encore en profiter qu'après avoir épuisé les négociations, et lorsque s'ouvrira cette succession de Clèves qui doit enflammer l'Europe, il montrera à la fois son ferme désir de ne pas en venir à une lutte et sa résolution de l'engager si oii ne lui donne satisfaction .

Cependant cette lutte, qu'il avait à cœur d'éviter, il s'y préparait : il en reconnaissait partout la menace, et il jugeait que la meilleure voie pour la conjurer, c'était de se tenir prêt à la soutenir* Ennemi des aventures , ne comprenant la guerre que comme un moyen de rendre la paix plus durable, et décidé, une fois qu'il aurait rempli ses fins, à ne la point poursuivre, il voulait réunir à l'avance les conditions d'un plein et rapide succès. L'ambassadeur de France

1. Lettres inédites de Henri TV, recueillies par leprmce Angustin Galitzin, p. 333.

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