‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 105 sur 181 · A M. de Beaiirnont, ambassadeur en Angleferre* 11 avril · texte numérisé non relu

A M. de Beaiirnont, ambassadeur en Angleferre* 11 avril

L\ LUTTE CONTRE LA MAISON H AlTmCU::. «ô

à Venise, Fresnes-Canaye, exprimait ropifîioîi (|iie 1»^ roi mit le feu en /laite : a chose, a mon aJvis, si fadle, ajoutait-il, qu'il ne faut point doubler que si libet, licet *. » Henri IV se fût bien gardé d'une entreprise si précipitée. Hormis les circonstances où riionnenr l'eût exigé, il n'entendait pas, suivant son motfiunilier, c( entrer seul dans la danse. » Il ne voulait prendre les armes qu'après s'être assuré et de ses alliés et de son but. C'était l'objet de ses combinaisons et de ses négociations ; il ne se disposait pas seulement pour le jour de la victoire, mais encore pour son lendemain. Le lendemain comme le jour, il voulait tout diriger.

Deux victoires avaient de tout temps, ainsi qu'il le racontait à Sully, fixé l'ambition de Henri IV : Tune contre l'Espagne, l'autre qu'il eût remportée, à la tête des armées chrétiennes, contre les Turcs, avant toujours envié à don Juan d'Autriche la gloire do Lépante^. Dans ces deux souhaits se trouvaient résumées les conditions préliminaires du but que pouriiuivait le roi. Ce but, c'était de rendre à la France son influence, et, par l'influence de la France, la paix à l'Europe. Cette influence, il la reconquérait par l'abaissement de l'Espagne; cette paix, il lui assu-

1. Ambass. de Fresnes-Canaye, t. H, p. 513^ à M. île Bivaumôiit. 2.'i février 1605.

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