‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 109 sur 181 · Jjettres missives, t. V, p · texte numérisé non relu

Jjettres missives, t. V, p

LA LUTTE CONTRE LA MAISON D'AUTUICUE. â5l

viciée entre les maÎDS d'Elisabeth, de Philippe II et du duc de Savoie, le mensoDge et la trahison. Ce duc de Savoie, qui, sous prétexte de négocier avec le roi, était Tenue à Paris ourdir contre lui des conspirations, Henri IV s'était refusé, malgré de vives instances, à V j retenir prisonnier : « l'observation de la foi — ce sont encore ses paroles — est plus utile que tout ce que la perfidie promet ^ » Et pour écarter à jamais ces propositions odieuses, voici les instructions dont il veut que ses agents fassent à son exemple leur règle de conduite : <k J'aime mieux le repos de ma conscience que je ne fais ma couronne qui m'est tres-chere; et n'y a point de raisons ny d'utilitez qui soyenl assez fortes ny considérables pour me persuader d'en user autrement. Dieu, qui cognolt nos cœurs et supera-^ bonde en justice, renversera, s'il luy plaist, sur les aucteurs mesmes de telles intentions, l'effect de leurs meschantes volontez : et sy je n'abuseray pour cela de la confiance de sa providence divine en quittant l'usage du discours et de la prudence. Car je prendray garde a moy si diligemment et soigneusement, que je ne tomberay en leurs embusches, desquelles vous sçavés que Dieu m'a très bien pre* serve et venge jusques a présent, sans que j*ayc souillé ma conscience de pensées et cogitations si

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