‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 111 sur 181 · Matthieu, Histoire de BemH IV, p · texte numérisé non relu

Matthieu, Histoire de BemH IV, p

2i»; L'INFLUENCE HUNÇAlSE.

extensions qu'indiquait la nature, c'était à la paix et au temps qu'il les voulait demander : elles devaient naître d'accommodements réciproques, de mariages habilement noués, ou si quelque conflit était engagé dans lequel la France eût à paraître, elles contribueraient à la dédommager de ses sacrifices*.

Ce que Henri IV ne tolère pas, ce qui allume son transport, c'est qu'on menace, de quelque façon que ce soit, son territoire. Genève lui sert de sentinelle contre le duc de Savoie : il fera savoir à tous, même au Saint-Siège, qu'à aucun prix il ne souffrira qu'elle soit attaquée. Le duc de Savoie s'obstine, malgré ses promesses, à détenir le marquisat de Saluces; au risque de rouvrir la guerre avec l'Espagne , et bien qu'absorbé par le soin de son royaume, Henri IV marchera contre l'usurpateur. « Je veux que le dit sieur légat et tous aultres sçachent que ceste seuUe considération et menace espagnoUe est suffisante pour me faire résoudre de n'accorder jamais le dit article, quoy qu'il en puisse arriver. Quoy ? Que par l'oppiniasti^eté et menace desdicts Espagnols, je consente chose qni soit injuste et préjudiciable à ma réputation et coi:* ronne? J'espouserois plustost le corselet toute n^'vie ^ 1 »

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