Mss. suppl. franc., ^^, 1. 11^ part. u. 30 octobre
L'ALLIANCE ANGLAISE. ?fi3
nos navires, et, comme leur gouvornomont sVfToivîit de ruiner auprès de la Porte Ottomane le crédit du nom français, ils s'alliaient eux-mêmes avec les lî.irbaresques pour détruire notre commerce dans le Levant. De rigoureuses représailles, des lettres de marque délivrées contre les navires anglais^ et la menace plusieurs fois exprimée par Henri IV de leur fermer désormais les ports de la France, avaient pu seules tirer quelque raison de ces outrages*. Mais d'y mettre un terme par un traité formel, c'est ce que la politique anglaise, tout en protestant de son bon vouloir, n'avait pas encore accordé. Le secret de ses longueurs avait échappé un jour au lieutenant de l'amirauté ; il s'était laissé aller à dire à notre ambassadeur que, « s'ils nous accordoient tant de liberté sur mer, nous y mettrions en deux ans plus de vaisseaux qu'ils n'y en ont ^. f) Ils avaient poussé leur arrogance jusqu'à prétendre visiter les navires français, sous le prétexte de voir si ces navires ne transportaient point des armes. A ce coup, la patience de Henri lY s'était révoltée. a Je ne veux recevoir, écrivait-il, la loy de la dicte Damiî, ny de ses conseillers. C'est la raison et nos traictcs qui nous doibvent servir de regle^ »