‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 12 sur 181 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

(( Sire, dit-il à Henri IV, FEstat de ce royaume n'estai . (( pas une succession à mespriser n'est pas non pli (( un nom vain, et que Ton prenne comme une idé (( là où Ton veut. 11 faut donc le cueillir là où il est i (( avec les conditions qui l'environnent. Les marque (( de cest Estât sont les approbations des princes d' « vostre sang, des pairs de France, des officiers d « la couronne, des grands, des cours et Parlement (( et autres compagnies générales, et enfin des* troi « Estats, parmi lesquels vous ne doubtez pas que h (( voix la plus efficacieuse ne soit celle de TEglise « Vostre noblesse prendra ses leçons des princes e « grands ; le Tiers- Estât dira amen à ce que dicteront « les Parlemens; regardez autour de vous, sire, d€ « quelle religion sont vos princes et ceux qjai les re- « présentent, usez des mêmes considérations sur les (( officiers de vos cours souveraines ; pensez leurs sen- 0 timens. Le jugement que Dieu vous a donné, vous « fera laisser les opinions fondées au gré d' autrui et <c accorder au bien du roi et du royaume vos pas et « vos résolutions. Si à cette prompte mutation * vous « désespérez ceux de qui votre condition, quelque « belle et grande qu'elle soit, doit espérer, vous choi- « sissez les misères d'un roi de Navarre pour fuir le « bonheur et Texcellente condition d'un roi de France, d 11 demandait en conséquence au roi d'écarter les huguenots des grandes charges, et d'embrasser luimême la religion catholique ou tout au moins de « consigner entre les mains des catholiques la promesse de se faire instruire en peu de jours. » Le gen-

* Le sens exact de cette phrase est évidemment celui-ci : «' 81 vous ôtez l'espoir de cette prompto mutation à ceux,

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