‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 120 sur 181 · Janvier 1603. LstWe% missives, t. \I, p · texte numérisé non relu

Janvier 1603. LstWe% missives, t. \I, p

I dérhirer lui-même les traités et à replonger de gaieté de cœur son peuple encore tout meurtri dans les hasards d'une guerre où TAngleterrc, après l'avoir poussé, ne Feût pas suivi, il n*en voulait rien entendre. <c II est certain, écrivait-il, que ce que la dicte Dame et ses conseillers désirent le plus est de me revoir aux prises avec le roy d'Espagne, soit pour faire la paix avec luy, a condition plus advantageuse ou pour avoir moins occasion de craindre sa puissance, et partant achever ses jours aussy heureusement qu'elle les a passez jusques à présent... Mais je doibs avoir un but tout contraire. Car mon royaume est encore si pauvre et remply de si mauvaises humeurs qu'il a besoing de repos pour se remettre*.» Et il ajoutait : « Ils me donnent trop de sujet de se deffier de leur foy et voloûlé pour m'arrester à leurs paroles et promesses, croyant fermement que, s'ils pouvoient faire la paix à leur mot, ils l'auroient jà conclue, et qu'ils ne me rendroient en cela le respect que je leur ay porté quand je Iraictai^.»

Il recommandait en conséquence à son ambassadeur d'écouter la reine, de sonder les dispositions de ses conseillers, de les entretenir par toutes sortes de démonstrations affectueuses , mais de ne prendre au-

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