‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 121 sur 181 · Suppl. franc., '^\ t. 1, luirt. i · texte numérisé non relu

Suppl. franc., '^\ t. 1, luirt. i

cun engagement. « Je ne veux, continuait-il, abuseï* la dicte Daniel 9

On s*étonne, en voyant tant de défiances entraver les relations des deux couronnes , de la vivacité des regrets que la mort d'Elisabeth inspira à Henri IV •. Il semble que, malgré tout, le roi ait compté qu'au jour d'une lutte décisive contre l'Espagne le concours de cette princesse ne lui aurait pas manqué. Elisabeth, en effet, voulait prévaloir entre l'Espagne et la France. Elle voulait garder au-dessus des deux rivales ce rôle de balancier que Henri YIII avait assigné à son royaume '. Mais elle sentait que, devant la prépondérance de la maison d'Autriche, elle ne pouvait séparer ses intérêts de ceux de la France sans s'affaiblir ellemême. A l'extrême surprise de Sully * ç elle avait, elle aussi, son plan de confédération européenne, et bien qu'il parût que son premier objet était d'imposer à la France l'obligation préalable de ne se point agrandir, bien qu'elle s'efforçât. en toute occasion, avec une jalousie que ne lui rendait pas Henri IV, d'arrêter l'élan de notre puissance, il était manifeste que sa rare clairvoyance avait démêlé les véritables dispositions à prendre contre le péril de la monarchie universelle.

i. Suppl. franc., ^, L t, part, il, f 196. 6 mats IBOri.

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