‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 122 sur 181 · CEc. royales, t. IV, p · texte numérisé non relu

CEc. royales, t. IV, p

3. Lettres du eardioal d'Ossat, t. II, p. 616. 4i OSc. royales,, t. IV, p. 37, etc.

De avait dit plus d'une fois que le salut de TAuglo- Icrre dépendait de celui de la France*. Celte peusée aurait, dans les grandes conjonctures, inspiré longtemps encore les retours de sa politique. ! Il n'en était pas ainsi dé Jacques d'Ecosse , son suc- 'eesseur. Placé entre l'influence delà reine, sa femme ^, tïès-favorable à l'Espagne, et les conseils de Cecil, très-hostile à la France, son caractère, mobile et Ëûble, laissait tout à craindre. Robert Cecil, bientôt créé comte de Salisbury , continuait auprès du roi la politique de lord Burghley,son père, avec qui il s'était trouvé, par un exemple qui ne s'est reproduit que de nos jours ^, associé au gouvernement sous le règne dïlisabetli. Il excellait à flatter l'humeur de Jacques : cachant son ascendant sous une déférence apparente, il savait imposer à ce prince ses propres vues *, en lui

i. Lettres du cardinal d'Ossat, t. I, p. 51. Lors du Iraité de VerYins, elle avait écrit à Henri IV : « Jamais une bonne paix ne vous sera asseurée sans vostre sœur d'Auglcterre. Quand le fagot bien lié se sépare, il demeure proye au plus fort et débile en soy, n'estant meilleur moyen pour ruyner tous deux que d'en séparer un. » Matthieu^ Uisloire de Uatiri IV, liv. Il, p. 2o4.

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