‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 125 sur 181 · Ambass. de la Boderie, t. II, p. i · texte numérisé non relu

Ambass. de la Boderie, t. II, p. i

801 L'INFLUENCE FRiNÇArSt:.

de rAngleterre dans la guerre qui s'annonce, les hésitations recommencent.

Des difficultés s'élèvent d'abord au sujet des dettes que le roi de France a contractées pendant la ligue envers la couronne d'Angleterre. Ces dettes, qu*onliii oppose à l'improviste, Henri lY en conteste le moutaut et veut en différer le payemen^ <t A vous dire la vérité, écrit-'il à la Boderie, je me defôe assers de la coq*. stance et fermeté de leur foy, principalement s'il faut que je rompe avec l'Espagne. C'est pourquoy je fais grande difficulté en ce cas de m'obliger de payer leurs dictes dettes, ayant opinion que mon argent me sera plus nécessaire ailleurs qu'il ne m'apportera d'utilité et proffict, le donnant aux Anglois. Je craindrois biep plus qu'ils seront pour prendre l'afiinnative en faveur de mon ennemy, s'ils voient mes armes prospérer contre eux, quelque traicté qu'ils eussent faict avec moy, ainsy que vous sçavés que ceste nation en a toujours usé*. »

Cependant ses conseillers le supplient de ne point arrêter pour ce motif une négociation si grave : il cède à leurs prières, et ratifie les arrangements qu'ils avaient proposés.

Mais un autre sujet d'hésitation restait à Jacques !•' : c'était la place que Henri IV avait dans cet affaire^,

i. Ambass. de la Boderie, t. V, p. 58. 22 février 16iO.

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