‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 139 sur 181 · Mémoires de Fontenay-Mareuil, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Fontenay-Mareuil, p

LA LIBERTÉ GËUMÀiNlQUt:. 349

les Iroisaultres ceddent à ceux la sur ce point. » Quant à lui, il ne pouvait prêter les mains à de semblables jffojets. c( Estant ce prince de contraire religion, je ne pourrois honnestement entreprendre sa promotion, parce que j'ofFenserois le Pape et les aultres princes catholiques*. »

L'ouverture de la succession de Clèves donna à ces avis une nouvelle autorité. Les adversaires de la maison d'Autriche n'avaient d'espoir de succès que dans leur accord. S'obstiner à soutenir un candidat protestant, c'était pour un but impossible multiplier les semences de divisions. On fit courir le bruit , vers cette époque, que Henri IV , appuyé par le Saint-Siège, négociait avec les princes ecclésiastiques sa propre élection ^. Cette rumeur se rapportait sans doute aux relations que Henri IV entretenait auprès d'eux pour obtenir leur alliance ou leur neutralité. C'est le moment où les historiens contemporains nous le font

\. Lettres missives, t. VI, p. o2i, 532.

2. Négoc. du président Jeannin^ p. 660. 2i juin i609. Jeannin à Villeroy. « On fait courir quelques bruits en Allemagne que le roi avoit fait rechercher les électeurs catholiques pour être assisté d'eux en la poursuite que Sa Majesté prétend faire pour être élu roi des Romains, que le pape même en a écrit aux dits sieurs électeurs en sa faveur, et que M. de Nevers, en sou voyage de Rome, Ten a requis comme en ayant charge de Sa Majesté. Celui qui me Ta dit l'a appris en la maison d'un prince protestant, et que les électeurs protestants, qui dosireroienH bien favoriser Sa Majesté, n'étoient pas contents qu'elle eût pris ce chemin. »

âSO L'INFLUENCE FRANÇAISE.

voir se rapprochant du duc de Bavière , lui promettant, en échange de son concours, le trône impérial, et disposant d'autre part les protestants, revenus de leurs exigences, à ratifier son choix.

D'après Sully et Fonteuay-Mareuil , tous les obstacles étaient vaincus, tous les vœux du roi accomplis*. Les protestants se ralliaient à l'élection du duc de Bavière ; le duc de Bavière promettait son alliance à la ligue formée par Henri IV. Quelle que soit l'autorité de pareils témoignages , nous n'oserions dire que les choses fussent aussi avancées ; dans les documents diplomatiques que nous avons pu connaître, nous n'avons rien lu qui nous permette de le penser. Mais ce qui nous semble certain, c'est que l'accord se préparait. Les électeurs catholiques invoquaient l'appui de Henri IV; les princes, protestants admettaient le maintien de la religion catholique sur le trône impérial. Us l'admettaient si bien, que Henri IV, afin de stimuler leur ardeur, leur montrait parfois, comme le candidat nécessaire, l'archiduc Mathias,

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