‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 14 sur 181 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

de Monlpensier et le duc de Longueville. Leur attî ~ tude, dans le conflit des opinions, devait avoir un» . importance considérable.

Deux partis furent d'abord soutenus : l'un consi» . tait à reconnaître immédiatement le roi, sans condition aucune. C'était la pensée du duc de LongueyilU tout à fait revenu de ses impressions premières, du . brave Givry, de Rambouillet. L'autre parti subordon- . nait au contraire tout acte de soumission à la con- . version de Henri IV. Il avait pour lui François d'0| . et les catholiques dont il s'était déjà fait l'interprètei Manou, Dampierre, Chateauvieux, d'Entraigues. Ceuxci n'accordaient qu'une chose : c'est qu'on ajournerait la décision définitive à l'époque de la convocation des Etats généraux. Jusque-là ils consentaient à mettre les armées sous le commandement de Henri IV, mais avec le seul titre de lieutenant-général du royaume.

Le duc de Montpensier ouvrit une voie de conciliation. Par son âge, son expérience, sa fortune, les gouvernements qu'il avait exercés dans toutes les régions de la France, ce prince avait une grande autorité. Esprit modéré et équitable^ se taisant honneur de n'écouter que la justice, il proclamait le droit de Henri IV et repoussait hautement toute tentative d'usurper, le trône, mais il n'admettait pas un roi protestant, et tenait à ce que son opinion, fût connue de Henri IV, dans l'espéi-ance qu'elle lui ferait comprendre la nécessité de se rendre au vœu de la France. Voyant l'assemblée divisée, il proposa de reconnaître le roi, mais à la condition que Henri IV prendrait l'engagement de se faire instruire dans un délai de six mois, de réserver les grands emplois de la couronne'r-ux catholiques, et de permettre à ceux-ci d'envoyer au pape une députation c\\aYgfe<i ^ç^ W\ ^^\iQ«ftc

A LA TROISIEME EDlTIOiX XXXV

les raisoiir> qui avaient déteiminé leur soumission. Au pi-emier abord, cet avis souleva une opposition ^rale. Il demandait un sacrifice aux deux opinions coiiiraires; aucune n'y voulait consentir. La nuit se (ftàsaeu discussions; les passions s'échauffaient; les jAToles devenaient plus vives; on allait se séparer eu pleine lutte, lorsque le duc de Piney, reprenant la Diotion du dur de Montpensier, fit valoir qu elle donaait. autant que possible, satisfaction à tous les prin- %?, et que cette transaction écartée, l'accord était im|Xj5!>ible. Ou finit par se rallier à ses observations, êi le duc de Piney reçut mandat de porter lui-même au ioi les résolutions de rassemblée.

Il s ac([aitta de cette mission avec autant de conveùaDce que de force, dans un discours où les souvenirs de la théologie, qu'il avait profondément étudiée, se lûtlaient aux raisons politiques.

Henri IV, prévenu de la décision des catholiques, ii\aiî, de son coté, préparé sa réponse. Il sousciiNit afi\ d^iriandcs (jui lui étaient faites, sauf un point sur i-^'iunl on se mit facilement d'accord. On ])roposait, diUiS le second article qui lui était soumis, de ne pcr- Li«;i;nj l'u^ercice d'aucune reUgion autre que la reliz'.'jd Liiiholique. (letarticlefut retire; le roi y substitua icijuaî-cenient de rétablir l'exercice de la religion ca- ■.îitjlique dans toutes les parties du Béaru, et de rendre <iu\ (;cclésiasli([ues ([ui en avaient été privés, la pos- .-ît—'ioii de leurs biojis.

\ Il ariL'. (|ui ju'it le nom de Décla-UATion, lut dressr >ui 1',' vliajup |)our constater les promesses récipro- ^u«:-i du roi et de ses sujets.

L;. Di.cLAKArio>i s'ouNre par l'engagement du roi. KjJi- tifw/jjrjjcc ainsi :

a :\uus, IJcmy.piU' la g-iàco de Dieu, roy deYvaw^^

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