Dîsœurs véritable fait par M, de Brèves, etc., p. i
l'extension des avantages que les sultans avaient déjà accordés à sa bannière.
Avant tout, Henri IV s'était attaché à faire confirmer l'antique prééminence de la monarchie dans le Levant. Deux ennemis s'alliaient pour la méconnaître : les Barbaresques et les Atlglais. Les Anglais luttaient contre la France à la fois par leurs agents et par leurs corsaires : ceux-ci s'alliant auî pirates de la Méditerranée pour attaquer nos vaisseaux, vendre leurs marchandises et livrer leurs hommes à l'esclavage ; ceux-là poursuivant auprès de la Porte le desseiti non pas seule* nient de partager nos privilèges, mais encore de nous en dépouiller, a Si je consens que lesdits Anglois en» tament ma baniere, écrit Henri IV, ils voudront einpietersur icelle Ae plus en plus*. » Pour conjurer leurs perfides menées, il exprime le vœti de voir bannis du Levant leurs consuls et leurs officiers. Il enjoint du moins à M. de Brèves de s'opposer désormais à leurs usurpations et de faire révoquer toutes les concessions obtenues par eux au mépris des privilèges de la France. Il veut qu'ils cessent d'étendre leur pavillon sur la Hollande, et qu'ils ne soient point admis à disputer à la France le droit de couvrir les Irlandais, ce N'obmettés rien de ce que vous jugerés estre à faire pour ce regard^. » Telles sont les instructions que Henri IV
i . Lettres missives, t. V, p. 444.