‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 155 sur 181 · E€. royales, t. VUl, p · texte numérisé non relu

E€. royales, t. VUl, p

da roi : c*eât que Tempire devait être arraché à la maisoQ d'Autriche et maintenu sous la loi des andennes croyances; il redevenait vraiment électif et demeurait catholique. Au duc de Bavière était réserve l'honneur dlnaugurer cette restauration du vieux droit*. Cette part du grand Dessein, Henri IV, par «es négociations, en avait déjà commencé Taccomplissement.

(Test encore l'inspiration du roi qui anime les projets formés pour régler le sort des Étals qu'aurait perdus la maison d* Au trich e .

Au delà des possessions héréditaires de la maison d'Autriche se dressent, comme une avant-garde, les deux royaumes de Pologne et de Hongrie. L'intention bien établie de Henri IV, c'est de les affermir et d'assurer de telle sorte leur indépendance, que sans avoir rien à redouter de l'Europe, ils puissent la couvrir elle-même contre les Barliares.

Comment le ministre a-t-il interprété les vues du souverain?

La Hongrie, a que le feu roy estimoit devoir estre comme un puissant rempart et boulevart à l'Allemagne et à l'Italie, voire à la plupart de la chrestienté,

i. CEc. royales, t. VUl, p. 229. « Plus, que si le duc do Bavière se joint avec ceux de sa maison qui sont catholiques h l'association cy dessus dite, comme il enadopuis peu renouvelle les asseurances, il sera choisi pour estre roy des Romains et ensuite empereur. »

.lelong deTAdriatique, ses possessions s'étendaient depuis la Polésine de Royigo jusqu'à la Dalmatie, où commeoçaîent les États du Croissant. Au duc de Savoie était attribué le royaume de Lonabardie, formé du Piémont, du Milanais et du Montferrat ; aux États de l'Église, le royaume de Naples, alors entre les mains de l'Espagne.

îîous voici au cœur même des projets de Henri lY. Nous arrivons à cette confédération italienne, a la plus splendide des trois ^, » dit Sully, à cette confédération que le roi avait mis une si habile persévérance à préparer, et dont la Ligue proclamée à Brusol était le premier essai. Elle<romprenait tous les petits Étatsde la Péninsule, les duchés de Florence, de Mantoue, de Parme, de Plaisance, de Modène, de Reggio, les républiques de Gènes et de Lucques, les seigneuries de la Mirandole,de Piombino, de Coreggio,de Final, de Monaco; tousse soutenant les uns par les autres, sans rien sacrifier de leurs lois particulières ni de leur mutuelle iodépendance. La république de Venise elle royaume de Lombardie ne faisaient point partie de la confédération: ils l'eussent accablée de leur grandeur. Ils en demeuraient à la fois voisins et distincts, et la protégeaient sans la dominer. Mais un lien commun les réunissait aux petits États : c'était le Saint-Siège.

Page 1