‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 159 sur 181 · CEc, royaleSf t. IV, p · texte numérisé non relu

CEc, royaleSf t. IV, p

pelle que Sully était protestant, le plus digne de créance.

Dés longtemps Henri IV avait exprimé le vœu « de rechercher les moyens propres pour l'établissement d'une seule profession de reUgion dans ii'Europe chres* tienne ^ p C'était là le terme de son ambition. Que s'il De pouvait y arriver immédiatement, il se flattait au moins de s'en rapprocher, en réduisant aux trois communions les plus répandues le nombre des religions qui partageaient l'Europe, et en assurant par de sages règlements leur respect mutuel.

Là où n'avaient point pénétré les divisions, elles devaient être fortement conjurées : le même prince qui avait dénoncé au sénat de Venise les tentatives de propagande protestante, entendait écarter de l'Italie l'esfni novateur « si le nombre de ceux qui le pourroient désirer n'estoit tellement augmenté que quelque grand trouble ne se veist préparé a ceste occasion ^. » JÀ au contraire où la rupture était consommée, les persécutions devaient faire place à la tolérance. La tolérance à son tour devait préparer l'unité. Ainsi

*. (Ec, royaleSf t. IV, p. 9. Nous ne croyons pas que, de nos jours, aucun historien stit relevé cette assertion si considérable de Sully. On s'est contenté de signaler le dessein de Henri IV poar la coexistence possible des trois grandes religions, dessein que le roi ne formait que pour arriver à la réalisation du premier souhait.

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