Œc. royalesy t. YIII, p
l'estimait Henri IV; il avait déjà songé aux moyens d'opérer un premier accord entre le Pape et les souverains protestants : au Pape il comptait demander l'approbation de ses projets de tolérance ; aux souverains protestants a une entière réconciliation avec le Pape et l'Église romaine,» et jusqu'à ce qu'elle fût pleinement accomplie, « une cessation de haines, animositez, et de toute aversion les uns envers les autres * . »
Alors se découvraient, comme l'achèvement de la politique que Henri IV avait suivie envers le Saint* Siège, ses projets en faveur de la souveraineté pontificale. Successeur de Charlemagne, s'étant porté en plus d'une rencontre le défenseur des États de TÉglise, il lui convenait de reconnaître au pouvoir temporel de la Papauté de telles prérogatives qu'elle marchât la première, même au milieu de nations qui n'admettaient point sa suprématie religieuse. Tutrice des peur pies au moyen âge, la Papauté, dans les desseins de Henri IV, devenait désormais leur arbitre, et son autorité, protégée par la garantie de toutes les puissances, se présentait pour concilier leurs différends^. Henri IV
t. (Ec. royales, VU, p. 93.