‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 166 sur 181 · I . Mémoires de Bassomjîerre, p · texte numérisé non relu

I . Mémoires de Bassomjîerre, p

mark «t de Suède l'œuvre qu'il vient de remplir auprès de l'assemblée de Hall et chez les électeurs ecclésiastiques. Bassompierre s'est déjà rendu eu Lorraine, et il a fait adopter par le timide souverain de ce duché un projet de mariage entre la iille aînée de ce prince et le Dauphin. Jeannin verra le roi d'Angleterre et ira retrouver ces Provinces-Unies, où ses conseils ont gardé tant d'empire. Enfin Ancel portera les ' propositions du roi en Pologne, et jusqu'auprès de l'empereur*; car l'espérance d'un accord amiable n'a pas cessé de luire au-dessus du tumulte des armes. S'il Ëiut que les hostilités s'engagent pour rendre à leurs légitimes héritiers les États de Clèves et de. Juliers, Henri lY compte sur la victoire pour se faire écouter : avant d'étendre ses entreprises, il veut, entouré de ses alliés et appuyé par la voix même du Souverain Pontife, solliciter pacifiquement de la maison d'Autriche des garanties qui affranchissent l'Italie et l'Allemagne et rassurent l'Europe*.

Quelque puisse être le résultat de semblables démarches, les préparatifs de guerre s'avancent, et, soit que la lutte doive se restreindre à la succession de Clèves ou se porter sur d'autres points, tout se dispose pour la soutenir. En Allemagne, l'union de Hall est formée : elle s'est liée avec ilenri IV, et Christian

i. CEc. royales^ t. VIII, p. 344.

% Id., t. VIII, p. 240.

d'Anhalt est allé soumettre au roi les dispositions du traité. Dix princes sont entrés dans la ligue; mais la plupart des autres princes protestants ont promis leur assistance ; Boissize s'est rendu auprès des électeurs ecclésiastiques pour leur garantir la sûreté de la religion catholique : a De quoy j'offrirai, écrit encore Henri IV, de me rendre pleige et caution en leur endroict *. » Déjà l'électeur de Mayence a montré des, dispositions favorables. Les mêmes ouvertures ont été accueillies du duc de Bavière^ : nommé chef delà ligue catholique, il garde au sein des mouvements qui agitent TAllemagne une immobilité dont ses alliés s'étonnent ^, et dont le secret se révélera peut-être au jour où le roi paraîtra à la tête de son armée.

C'est aussi le départ de Henri lY qui, pour d'autres motifs, décidera le consentement, jusque-là incertain^ du roi d'Angleterre *. Cependant il s'est engagé, avaat

i. Ambass, de M. de la Boderie^ t. Y^ p. 58.

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