‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 167 sur 181 · Pfister, Histoire d'Allemagne, t. VIII, p. H3 et suîv · texte numérisé non relu

Pfister, Histoire d'Allemagne, t. VIII, p. H3 et suîv

4. « Les Estats non plus que le roi de la Grande-Bretagne ne veulent faire marcher les leurs que notre maître ne paroisse. • Villeroy à la Boderie. 16 avril 1610. -—Ambass, de la Boderie, t. V, p. 184. On a dit à tort, d'après Sully, que le traité était passé avec le roi d'Angleterre. 11 ne fut conclu qu'au mois d'août, sous la régence, comme le prouve la lettre adressée ia 30 août 1610 à la régente par M. de la Boderie. Ambass., t. V, p. 415. De même il sulût de lire la correspondance deHenrilV pourvoir combien il est inexact de dire que le Pape avait adhéré aa traité de Hall.

[oui traité, à fournir quairemib hommes de piei), cl te colonel Ceci! est parti poui' Is commander '. Avec eux se joindra le prince de Gfles, qui a promis six taille hommes tt cinq cents cbvaux, et qui se fait gloire de venir apprendre lui-nlrae, sous les regards de Henri IV, « le mestier dearoys*. » On compte Biu' l'appui du Danemark et dila Suède. Enfin les provinces-Unies préparent leur ♦ntingent : le prince Ifaurice doit le commander et liréunir aux troupes delà ligue allemande.

Contre l'Espagne, d'antres forci s'amassent. BuUion k paesé les derniers traités avec Iduc de Savoie. C'est tfe là que se forme la ligue à laqulle sont conviés tous lesprincesitaliens.MaisinccrtaineîmmerAlleraagne, 'et n'osautcroire encore à celte luttformidable, elle attend, pour se déclarer, que Lesdiuières ait fait voir îles fleurs de Us sur le sommet deiAlpes. Venise ellej même, dont le concours est assuréconlinue à douter I de la guerre et ne veut agir que S.a le jeu » est une j fois a commencé'. » Les levées stfont à l'envi dans 1 les cantons helvétiques : six mille hisses appartenant !■ 'i

ti. « Le colonel Cecit part aujourd'hui |ur aller commander 4 sa troupe et la faire marcher. Elle ta de quaire mille Sommes entre Aiigloîs et Ecossois. n L^uderie à Puysieux. J iO avril 1610. — Ambass. de la Boderie.jV, p. 186, ' S, FonleDay-Marcuil, p. 1 1 .

! 3. Instruction à M. de BuUion. ~ Ms| anc. fonda, 8965. I Mars 1610. ,

- en grand nombre au caqtons catholiques * sont re

dus en France avanta fin d'avril ; le duc de Rohan d

' les commander. Ledigues grises s'arment en fave

de Henri IV. Reste 5 Saint-Siège. Il tente un dern effort pour conjure la rupture ; ses envoyés vont même temps porte des paroles de conciliation roi de France et a roi d'Espagne. C'est le dev( du Père commun.Mais s'il ne prend pas parti da la lutte, c'est pou se réserver les moyens de ] mener la paix. Irtruit des vues de Henri IV, i refusé de s'unir à ss adversaires : <c Le Pape, comr prince prudent ( équitable, écrit Henri IV, i voulu jusqu'à pîsent engager son nom et puissance en la gae que la maison d'Austric. poursuit en Alle.agne et ailleurs, sous le prêtes de s'opposer aux ereliqueSjjaçoit qu'il en soit fc sollicité par l'emareur et le roy d'Espagne, par que je luy ai faicdemonstrer et toucher au doigt qi ceste practique € poursuicte ont bien un autre b que celuy de la pire de Dieu et de la conservation i nostre religion yX aussy parce qu'il a voulu conse ver le nom et leonctions de Père commun envers h parties, sans se»artialiser pour l'une plus que peu l'aultre, affin d pouvoir estre propre et capable 4 moyenner un bi accord entre nous^. »

i. Fonteaay-Menily p. 12.

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