P LA DER7I1CRE JOUBNIE. 4SS
I entrer dans ces préoccupations ; mais Henri HT lui I déclara, par deux fus et avec une grande force, ' que « son esprit cstoit toujours prest et disposé à cela *. »
Dans l'après-dlnée , il se retira dans son cabinet pour écrire, maU il ne put rester longtemps en place ; il se leva, s'approcha d*une fenêtre, et passant la main sur son front il s'écria : c Mon Dieu ! j'ai quelque chose là dedans qui me trouble fort ! »
n n'avait auprès de lui qu'un exempt des gardes. n voulut essayer de prendre ^elque repos. II s'étendit sur son lit et en fît tirer les rideaux, comme s'il allait dormir. L'exempt s'aperçut bientôt que le roi s'était mis à genoux et qu'il priait. Cela fait, Henri IT se coucha de nouveau ; mais il était trop agité pour goûter aucun sommeil. 11 se releva et se pro* mena quelque temps dans la chambre s^ns parler. Il se jeta encore une fois sur son lit, et recommença à prier Dieu. Puis il fit quelques pas, et, s*arrétant près de l'exempt, il lui demanda quelle heure il était. L'exempt lui répondit qu'il était quatre heures^ et se hasarda à ajouter : <( Sire, je vois Votre Majesté toute pensive : il vauldroit mieux prendre un peu l'air pour destourner ceste humeur *• »