‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 30 sur 181 · W. t. l,p. il · texte numérisé non relu

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LA LIGUE ET- HENRI IV. [.\XXt

36 part dans le démembrement de la France', iienri IV, à la dernière extrémité, refuse à l'ADgleterre de lui livrer Calais et maintient contre tous l'intégrité du royaume. Sans doute il avait imploré les secours de l'Angleterre et ceux de l'Allemagne ; mais c'était pour les diriger lui-même. Si les ligueurs soal trop souvent obligés de céder à l'Espagne; si Iienri de Guîae promet à Philippe II de ne point s'unir à Henri III" pour luifaire la guerre; si, Mayenne, livrant, malgré lui, des batailles qu'il perd *, s'efface derrière le duc de Parme, il en est tout autrement dans le camp de Uenri IV. Tout roule autour de lui. C'est lui qui organise les troupes, c'est lui qui mai-que aux alliés la mesure de leur concours et qui les fait servir à sa victoire; lui seul parle à la France et en son propre nom. S'il introduit des troupes étrangères, ce n'est point comme une menace au roi, mais comme un moyen aie le délivrer de l'oppression et de la tyrannie des Lorrains. » Détruire une autorité étrangère, rendre im roi son trône et à la France son roi, et par là <i esta-

1. par le traité de Joinville (J58S), Ips princes fraiiMiB resliluaient Cambray, promettaient des secours à l'Espagne pour achever la conquête des Pays-Bas, et lui réunissaient dans de» articles secrets la Basse-N;ivarre et lo Bcarn. — Rauke, Histoire de la France au dix-septième siècle, t. II, p. 43.

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