‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 31 sur 181 · Id., r- S · texte numérisé non relu

Id., r- S

3. A Ivry, par eiemple, au le comie d'Egmont et les Espalale forcèrent à engager le combat.

t.XXXn INTROnUCTIOH.

blir uofi paix ferme et solide dans le ro^aum»^ là son but. Partout il maintient h sa cause Mttll ligue nationale; partout il distingue les Espagnols dei 1 Français : « Main basse cur l'étranger, s'écrie-t-ilt I IV17; mais sauvez les Français. » C'est à l'Espagneel n à ECS partisans qu'il en veut; et, quand le duc àlj Mayenne prétendra plus tard placer son traité avec bà,, 8OUS l'approbation de Philippe 11, il écartera cette raé»! diatioQ et n'invoquera pas celle d'Elisabeth ou de# princes allemands. La France a entendu ainsi sa cause i elle s'est reconnue dans ses victoires, et les journéeti d'Arqués, d'Ivry, de Fontaine-Française sont demeu>i rées parmi les gloitea de la patrie.

1^^^ rées parm

Cna .tint.

Ces victoires ne suffisaient pas à consolider la puis» Baflce de Henri [\. Le trône une fois conquis, il le fallait garder, et les obstacles renaissaient à mesure qu'il» paraissaient vaincus. Après son entrée dans Paris^ après que l'absolution du pape l'a proclamé Fils dft l'Église, il voit ses ennemis tenir encore, et la maitf du Souverain Pontife, étendue pour le licoir, ne pré-

i.LeUreamissitiei, I

LA LIOUB ET HBNRl IV. I.WXIII

serve pas de leur haine le monarque réconcilié. L'Espagne, vaincue à Bome, cherche dans les troubles de la France une phis heureuse issue, et, par ses luttes couvertes au seiu du royaume, elle force le roi à eugagfif la guerre. «J'ay en teste un ennemi, écril Henri IV à l'évéque de Rennes, qui me donne assez d'exercice pour m'ûocuper entièrement, et, comme il n'a fcict conscience du temps du feu roy de me faire offrir ugent et forces pour me deffendre de luy, lorsque j'étois assailly de toutes parts avec ceulx de la dicle rei^on, comme il n'en a faict de faire la trêve avec le Turc pour pouvoir mieux troubler la France, je sçay qu'il fait encore ce qu'il peut pour allumer un nouveau feu en mon royaulme '. » Efforts trop souvent couronnés de succès! En vain Henri IV invoque le sentiment national : « On est François ou Espagnol ; » en vain il étale les misères de l'État, les progrès de l'ennemi <i dévorant en espérance la ruine du royaume, n ses propres périls, son extrémité, son désir de rendre la paix à la France, au prix même de sa vie, ne pouvant, dit il a eslire un plus honorable tombeau '; n rien n'arrête les défections. Si Mayenne et les catholiques fidèles sont auprès de lui au siège d'Amiens, il voit les plus grands noms du protestantisme l'abandonner et appuyer de leurs rancunes insensées les en-

Page 1