Procês-verbatix du clergé, t. I, p. 793, année
2. a Je tiens de la bouche propre de M. le cardinal, dit son secrétaire, qae ce même jour (le jour de la mort de ce graod prince), sur les trois heures, il était au cabinet du roi, auquel il présenta sa collation, que jamais Sa Majesté n'avait parlé à lui avec plus d'affabilité et de témoignage d'affection de sa munificence, en lui remettant sur l'heure toutes les pensions qu'il lui avait ôtées et retranchées dès l'an 1603, pour n'avoir suivi la volonté obligée des cardinaux français en la création du pape, » Fragment d'un manuscrit déposé aux archives de l'archevêché de Bordeaux, et dont nous devons la communication à la bienveillance de S. Em. M^' ie cardinal Donnet.
Ce qui, bailleurs, assignait son véritable caraclèrc i la conduite de Henri IV, c'était son inviolable détouement pour le Saint-Siège. Nous aurons, en élf.:diant la politique extérieure de ce prince, bien des preuves à en donner. Il s'était empressé, en 1595, d*accorder à la demande du clergé le rétablissement des correspondances avec Rome, estimant (c être chose non-seulement raisonnable, mais aussi nécessaire pour conserver cette hiérarchie ecclésiastique , protectrice de notre sainte religion *. » Nul prince, on peut le dire, n'appliqua mieux ces paroles. C'était toujours Tautorité du Souverain Pontife qu'il invoquait dans ses rapports avec le clergé ; et le pape, à son tour, exhortant lesévéques de France à consulter dans leurs difficultés le Saint-Siège, s'appuyait sur le vœu de Henri IV et rappelait a la piété, l'ardeur, ou pour mieux dire le zèle de :• i.aison de Dieu, » dont le roi lui semblait animé ^. L'Kgiise de France offrait alors, dans ses assem- LIm.'S, un spectacle digne d'être proposé dans tous les