‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 40 sur 181 · Irf., 1. 1, p. 377,-etc · texte numérisé non relu

Irf., 1. 1, p. 377,-etc

3. Id; 1603. — Bref du jinpo roiip engngcp le clprgé 4 se- •ourir les ministres convûMis.

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reuse, une entente parfaite, c'est ce dévouement, c'est j cette sollicitude, c'est ce travail unanime et empressé .., pour la conversion des dissidents et pour la réformé de l'Église. Admirable exemple! Éternelle consolatioii , à des épreuves inévitables ! C'était l'influence du concile de Trente se développant en France comme elle avait fait en Italie et en Espagne. A la révolte TÉglise opposait la réparation : elle détruisait les abus eu maintenant les dogmes.

Les demandes du clergé sont consignées dans les cahiers qu'au terme de ses différentes assemblées il présentait au roi. Le roi examinait ces demandes dans le cours de l'année suivante, et on trouve, après chacune d'elles, sa décision qui accorde, refuse ou ajourne.

De tous les vœux qui touchent à la réforme et à la dignité de l'Église, il en est peu qui ne soient favorablement accueillis. C'est ainsi qu'en 1602 Henri remdt en vigueur, pour le choix des archevêques et des évoques, pour la nomination aux abbayes et autres bénéfices, les règles de l'ordonnance de Blois. C'est ainsi qu'il promet de réprimer les usurpations des gentilshommes sur les biens ecclésiastiques. C'est ainsi qu'il facilite les moyens de donner aux cures c( des personnes de capacité requise pour les bien desservir. » C'est ainsi que, relevant avec l'autorité des évégnes la majesté de la chaire, il défend aux

piÀlicaleurs de prêcher sans la permission expivsse de l'ordinaire. Ces diverses satisfactions aux vœux du -ergé, dispersées dans ses cahiers, furent réunies ilifls Tordonnance de 1606.

Henri IV ne put toujours, il est vrai, montrer cet

enopressement. Un des vœux les plus ardents du

:lergé était d'obtenir la publication en France des

icles du concile de Trente. Tout prouve que le dessein

daroi était de souscrire à cette demande. Un édit avait

été préparé à ce sujet, dès 1595, par le président

/eannin. Quelques années plus tard, Henri IV annon-

i^t aux membres de son conseil <c qu'il était résolu de

satisfaire le pape au sujet de la publication du concile

de Trente * , » et ce ne fut que sur leur violente oppo-

1. Mémoires de de Thou. — Éd. Buchon. — Choix de Chro^ n-ftes et Mémoires au seizième siècle, p. 673. — Voyez au.ssi îa^uaction à M. de Bétbune, allant à Rome pour servir à Sa Mîjéïté d'ambassadeur ordinaire auprès du pape et du Saintïl^cf. — Aoust 1001. Bibl. imp. Mss. anc. ionds, 8004. a ... Sa Majeâtb n'a perdu aucune occasion do favoriser rexécution de .1 vùlonté de Sa Saincteté; car elle en a souvent parlé aux ;.l:n.ipaux oliiciers des dicts parlemens en particulier et en

■mi^ignie qu'elle a assemblé exprès pour ce faire, pour les ■l;?bijier, jusques à avoir faict dresser les lettres d'attache et ù-.' fjijj mandement qu'il convient d^adresser au dict Parlement P'jîir ci>t eïïety dont la coppie fut dès lors envoyée au cardinal il'Oîiil et au sieur de Sillery pour donner advis à Sa Majesté s'Jf iccllc, et néansmoins il est certain, encore que Sa Majesté ■'•:-:t par icelle modifié, estimant les dicts commandcmens •■•••f toute jalousie et scrupuUe que ses dicts subjects et offl- Crîi vut do la réception du dict concile, et qu'elle ayt mis

sition qu'il se décida, non pas à refuser, mais à diffé..-. rer celte mesure. Il faisait allusion à ce souvenir lors-is qu'il disait aux députés du clergé : a Vous m'avei. ... parlé du concile, fen ay désiré et désire la publico^tion; mais, comme nous avons dict , les considérations., du monde combattent souvent celles du ciel. Néan- . moins je porteray toujours mon sang et ma vie pouTç. ce qui sera du bien de l'Église et du service de Dieu *. » ^^ Pour d'autres motifs, le rétablissement des élections . que sollicitait l'Eglise n'eut pas lieu. Le droit de no-, mination sous la réserve de l'institution canonique, . que les rois , au dire du cardinal d'Ossat ^ , n'avaient .

peine de les en rendre capables, toutes fois elle n'a peu encore tirer d'eux aucun signe qu'ils soyent disposés d'obéir aux commandements qu'elle en fera... »

i. Lettres missives, t. VI, p. 565. En même temps il exhortait le clergé à mettre en pratique, pour la réformation des mœurs et de la discipline ecclésiastique, « les saints décrets et constitutions canoniques contenus auxdits conciles. » (Procèsverhaiiœ du clergé, t. 1, p. 163. Pièces justificatives.)

2. « Je lui répliquai (au pape) que... s'il plaisoit à Sa Sainteté de remémorer en soi-même comme les nominations avoient été introduites en France, il trouveroit que ce n'étoit point les rois de France qui les avoient demandées, ains qu'elles leur avoient été offertes, afin qu'ils se départissent de la protection de la pragmatique sanction, et des élections desquelles les chapitres et couvents de France estoient en possession suivant le droit canon... Qu'au reste Sa Sainteté se pou voit souvenir que, depuis cinq ou six ans que vos nominations ont été receiœs à Borne, Votre Majesté n'avoit nommé aux évêchez que personnes dignes et de grand médite, comme elle vouloit continuer toujours ci- après de

i,Es nÉFORMES DU r.i,f:nr,É. «

point demandé et qui avait été , depuis François I" , étendu à d'autres princes de la chrétienté, Henri IV ne crut pas conveDal)le do s'en dessaisir. Les graves couùdérations qui avaient décidé Léon X étaient-elles, on effet, devenues sans vigueur? Et les périls de simonie et de corruption que les élections avaient fait courir à l'Eglise ne s'étaient-ils pas plutôt accrus que diminués durant les confusions de la Ligue?

Henri lY, du moins, tout en gardant le privilège qu'il tenait des concordats, s'attache à le justifier par la manière dont il en use. En cela, il avait à réparer les fautes des premiers temps de son règne , et les choix déplorables qu'il avait faits dans l'enti^aliieiiieiit des luttes '. Nous l'avons entendu promettre de ne pas les reproduire, 11 demeura fidèle à cet engagement, et, en 1606 , il pouvait dire au clergé : « Quant aux eslectioDs, vous voyez comme j'y procède. Je suis glorieux de voir ceux que j'ay establis bim différents de ceux dupasse ; le récit que vous en avez fait me double encore le courage de mieux faire à l'avenir ^ » Saint François de Sales, qui, en apprenant l'élévation de Fenoillet à l'évêché de Montpellier, écrivait au pape :

lien m mieux, de sorte que Sa Siiinlclû on auroit tout conteutetoent, et n'aurait jamais aucun regret do voua avoir accordé celte reçnêle. » [lettres do cardinal d'Ossat, I. 11,'p. 3iil.)

Ll. P^rfflse, froisiÈnie partie.

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