Lettres missives, t. W, p
% Id.y p. 622.
3. Voyez le fac-similé de ce manuscrit dans les Lettres mi$' sives, t. IV, p. 657.
pourra gagner à lui une assemblée et obtenir délie des conseils qui ne soient pas des entraves.
a Si je Youlois acquérir le tiltre d'orateur*, leur disait-il, j^aurois appris quelque belle et bonne harangue, et la vous prononcerois avec assés de gravité ; mais, messieurs, mon désir me poulse a deux plus glorieux tiltres qui sont ^ de m'appeller libérateur et restaurateur de cest Estât. Pour a quoy parvenir, je vous ay assemblez. Vous sçavés a vos despens, comme moy aux miens, que lorsque Dieu m'a appelle a ceste couronne, j'ay trouvé la France non-seulement quasy ruinée, mais presque toute perdue pour les François. Par la grâce divine, par les prières et bons conseils de mes serviteurs ^ qui ne font profession des armes, par l'espée de ma brave et généreuse noblesse (de laquelle je ne distingue point les princes, pour estre lïostre plus beau tiltre, foy de gentilhomme ^), par mes peines et labeurs, je l'ay sauvée de la perte : sauvons la astheure de la ruine. Participés, mes chers subjects ^, a cette seconde gloire avecque moy, comme vous avés faict à la première. Je ne vous ay point
ippellez, comme faisoient mes prédécesseurs, pour