‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 6 sur 181 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

Le devoir des gouvernements est de résister à ces funestes passions. Ils ne peuvent garder autorité sur un pays qu'en se tenant au-dessus des partis. Ce qu'ils donnent à l'un d'eux, ils le perdent dans la nation. « Le roi, dit Péréfixe en pariant de Henri III, (ut obligé de se déclarer chef de la Ligue, et par ainsi, de souverain devint chef de faction et ennemi d'une partie de ses sujets*. » Dans un Etat que les partis divisent, la vraie politique du pouvoir est une politique de médiation. Plus équitable envers les partis qu'ils ne le sont les uns envers les autres, il lui appartient de démêler ce qu'il peut y avoir de juste dans leurs prétentions respectives, et de préparer entre des opinions accoutumées à ne voir que ce qui les sépare les éléments d'un accord nécessaire au salut du pays.

Les particuliers échouent dans ces tentatives ; il eu est peu qui osent les aborder. Ils aperçoivent devant eux de telles violences qu'ils reculent découragés. Les imj3utations que de toutes parts ils soulèvent, en diffamant leur caractère, paralysent leur action. Un des politiques de la Ligue, Villeroy, avait préparé un discours pour faire entendre aux Etats-Généraux de 1593 un langage de conciliation : « Mais, dit son biographe, les soupçons, brouilleries et traverses qu'il y trouva, Tempeschèrent de ce faire 2. » Henri IV lui-même, dans une situation moins élevée, n'eût peut-être pas réussi à surmonter le torrent. Mais il était le premier des Français; son droit protégeait sa conduite. Qui donc aurait pu condamner les modérés au nom du roi, quand le roi était à leur tête?

* Histoire de Henri le Grand, p. 32.

* Harangue faicte par M. de Villeroy pour estre prouuncée à rassemblée des Estats de Paris, — 15^3 — Collection

Buchon, XVI' siècle, p, 696.

A LA TROISIÈME EDlîlU.V XMII

L'in de les blâmer, Henri IV \euait à leur aiclo. Il

ti V uiLMUiil, il les (lôteiidait, il leur luoiitrait mju

aeuipk- pnur les afleriiûr. « Quaut à ce (|ue vous nu»

» Laii'lvz. écrit-il à Suih , que ([uand vous servez le

Lcux, c'est à coste heure-ià qu'on jn'i:e sini>in.'-

... u: de vos actions, c'est cliose (jui arrixe, je ur

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jLji.Miie si j'en suis exempt et d'une religion et

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L; Parlement de Paris s'était divisé dès le rêgii'* ivllviii III. Api'ès la journée des Barricades, une ' . .• •!'.■ ^î.*> ni<'!iil)i'es a\aieiu acconipMiirné le ro' (iii-!-

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