‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 7 sur 181 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

(l(î furent ces sentiments qui les ramenèrent à Henri IV.

Le Parlement avait souffert le concours des Espagnols, défenseurs de la foi; dès qu'il vit leurs prétentions au trône, il se révolta. Les envoyés de Philippell, introduits devant les Etats de la Ligue, promettent, au nom de leur maître, des secours en bomjnes et en argent, si Tinfante, sa fille, est reconnue comme héritière de la couronne de France. Aussitôt les membres du Parlement, délégués aux Etats, se lèvent et protestent. Des remontrances sont adressées au duc de Mayenne. Mole, procureur général, du Vair, Marillac, le président Lemaistre, organisent la résistance; ils recrutent des adhérents, au sein des Etats, dans la bourgeoisie, dans la noblesse; ils ralr lient les mécontentements du peuple: ils donnent à toutes les oppositions, pour mot d'ordre commun, l'arrêt du 28 juin 1593 qui déclare « tous traités faits ou k faire pour l'établissement de princes ou princesses estrangers, nuls et de nul effet, comme faits au j)réjudice de la loi salique et autres lois fondamentales de ce royaume. »

L'arrêt est rendu en assemblée générale, et plutôt que d'y souffrir la moindre atteinte, les magistrats jurent qu'ils sacrifieront leurs vies.

Le nom de Henri IV n'est pas prononcé dans ces engagements solennels. Mais dès lors a commencé le mouvement qui rendra Paris au roi; c'est le Parlement qui le suscite, d'autant plus fort pour y amener les populations qu'il est d'abord entré lui-même dans leur esprit. Comme il arrive souvent, c'est dans le parti qu'elle doit renverser que la révolution a trouvé ses promoteurs.

Henri IV n'oublia pas le service qu'il devait au i

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