‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 60 sur 181 · I. Lettm missives, t. V, p · texte numérisé non relu

I. Lettm missives, t. V, p

!. Id, I. VI, p. 370. I60i.

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tions, il l'avait envoyé, pour l'en distraire, auprès de la reine Elisabeth; il l'avait nommé ambassadeur estraordinairâ en Suisse ; il lui avait accordé une pepsion de trente mille francs, et ses faveurs s'étaient portée» si loin que ses fidèles serviteurs en avaient murmuré. Il l'excnsait lui-même auprès de Sully, disant u qu'il ne falloit pas toujours prendre au pied de la lettre toutes ses rodomontades, menaces, jactances etvaniteZ[ mais en supporter comme d'un homme qui ne sçavoit non plus s'empescher de mal dire d'auUruy et de se Vanter excessivement lui-mesroe que de bien faire, lorsqu'il se trouvoit aux occasions*. »

Enfin, il te fait venir près de lui ; il le prend à part, il l'interroge, il le supplie de lui parler à cœur ouvert. Ses instances demeurent vaines : il prie Dieu, . comme U faisait en toutes les grandes circonstances, de l'éclairer *; il lente un dernier effort, et, ne pouvant rien obtenir, devant celte résistance inflexible d'un homme dont il connaît la trahison, d'un homme tjui nie ce que prouveront ses propres écrits, qui invoque en sa faveur le témoignage de ses complices et qui va ôtre confondu par eux, il se décide à livrer ce grand et infortuné coupable à la justice du Parlement.

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