‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 61 sur 181 · I. CEc. roj/o/es, l. IV.ii, ôl · texte numérisé non relu

I. CEc. roj/o/es, l. IV.ii, ôl

'. P^rélixe, 1rûi»iÈnie v^t'io. — I>atiiel, Bùtotre de Franstf Il XII, p. i02.

LES PROVINCES ET LES VILLES. lil

A la justice du Parlement! Eenri IV ne voulut, en effet, recourir qu'à la juridiction régulière : jamais il ne fit usage des commissions ; jamais ces sombres tribunaux, dont le souvenir pèse sur la gloire du cardinal de Richelieu, ne parurent sous ce règne. Oo avait moins de scrupules en d'autres pays, et la modération du roi était pour les peuples étrangers un sujet d'étonnement. a Ces seigneurs, écrivait l'ambassadeur de France près de la république de Venise, ne peuvent admirer la bonté de Sa Majesté de laisser la contce de cas si extraordinaires à la justice ordir, et y faire observer toutes les cérémonies du stile du Parlement. Car en Italie et en Espagne, et en un mot par tout le monde on en use autrement '. »

t< AmbassailGS de Presnes-Canaye, t. II, p. 447. — 2 d^cem- Ve 1604i — L'année suivante (13 juin 1603), Henri IV étri- Tant lui-même à M. de la Force au sujet d'un homme qui avait soustrait une do ses dépêches, esduait tormellement l'emploi d'une commission, et disait : « Faites-le châtier pat 1« voie de la juàtice ordinaire, gaï est celle de laquelle vous devez vous servir pour me faire respecter, o/in qu'en ce fait on ne Kiua atevse de passion et moi d'injustice...»-— Mémoires iaàuo de la Force, publiés par ie marquis de la Grange, 1. I, p. 39)4.

Les Parlements. — Leur rôle dans l'aDcienne monarchie. — Ayantaget et inconvénients de leur action politique. — Henri IV respecte Ipur intervention dans les affaires de l'Etat. — Il ne la récuse qu*en lui seul point. — Ses lettres et ses discours au Parlement de Paris.' -^ Edit de Nantes et édit de rappel des jésuites rendus malgré les re« montrances des Parlements. — Le gouvernement de Henri IV comparé avec les autres gouvernements de son temps.

Les Parlements ne possédaient pas seulement l'autorité judiciaire ; ils comptaient encore, parmi les institutions politiques, comme la plus puissante de toutes et la plus respectée.

Lorsque le duc de Savoie vint à Paris pour négocier la paix, Henri lY tint à lui faire voir le Parlement. C'était la coutume des rois de France de montrer aux princes étrangers cette assemblée « comme un abrégé de leur grandeur et le lieu où leur majesté résidait avec le plus d'éclat *. »

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