Lettres missives, t. IV, p. 910, — kUL. ^ô'^t^^tl
LES PAHLEMENTS. Hî
Deux édits d'une solennelle Imporlance turent maintenus malgré les remontrances des Parlemente, l'édit de Nautes et l'édit qid rappelait leu jésiiileB. Qui pourrait dire qu'en ces deux circonstances l'habileté elle droit ne furent pas du câté du roi? Qui ne lui donnerait raison lorsque, pour faire reconnaître le libre exercice du culte protestant, il dit au Parlement de Paris : k Ce que j'en ay faict est pour le bien de la paix; je l'ay faicle au dehors; je la veux faire au dedans de mon royaume, vous me deyés obéir '. n
Tel est l'ensemble des institutions sous le règne de Henri IV, et des rapports du roi avec elles. Si l'on veut assigner son juste prix à ce gouvernement, qu'on interroge les pays ■voisins ! Que l'on compare la ïrance de Henri lY avec l'Espagne de Philippe II ou l'Angleterre d'Elisabeth ; l'Angleterre, où il était érigé en doctrine que la reine était au-dessus des lois ; l'Espagne, où la ruine de toutes les libertés poussait à la décadence le peuple de Ferdinand le Catholique, d'I-sabelle et de Ximenès. Que l'on mette en présence les trois nations, les Irois souverains, et que l'on juge! Et, pour remonter plus loin encore, pour répondre à CES assimilations qu'on a quelquefois tentées entre les légistes du Bas-Empire et les Parlements, que l'on rapproche en elfel les institutions 1 Qu'on se rappelle ces