‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 71 sur 181 · LES CLASSES DU ROYAUME · texte numérisé non relu

LES CLASSES DU ROYAUME

férent du sien. Car le leur eetoit particulier pour eiixmcsmes, leurs parens ou leurs amis, el le sien cstoit général pour le clergé, la noblesse, pour tout son peuple, comme père commun de lous '. »

Il n'avait point d'exclusion systématique. Étudiant avec soin le cours naturel des choses et s'appliquant à le suivre, il savait, tout en faisant droit aux vœux des lUverees classes, les maintenir chacune dans la sphère qu'elles semblaient s'être faite. Il mesurait leur rôle h leur tendance.

La noblesse répugnait aux affaires ; retû'ée des Parlements, où elle avait laissé dominer les légistes, elle ne portait dans l'administration qu'une lointaine influence, et ses grandes et fortes qualités, consacrées au service du roi ou égarées dans les factions, ne se déployaient que sur les champs de balainc. Henri IV ménagea ces dispositions el se régla sur elles, il no tenta pas d'exclure les grands seigneurs de son conseil. On ■yoJt dans toutes les séances les premiers d'entre em paraître et délibérer. Mais il ne chercha point à les y attirer. Les prétentions qu'ils avaient affichées jusque sur la couronne étaient demeurées dans sa mémoire; il se rappelait tant de droits usurpés, l'impôt arbitrairement levé, les forteresses en armes, et cette ambition avouée de former des souverainetés

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