‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 84 sur 181 · LA FRANCE, L»ÉGL1SE ET LES ÉTATS PROTESTANTS · texte numérisé non relu

LA FRANCE, L»ÉGL1SE ET LES ÉTATS PROTESTANTS

catholiques. D'uû côté, il représentait à TKspcIgne les inquiétudes que , par ses envahissements sans mesure j elle faisait peser sur l'Europe, et il la rendait elle-même responsable de cette alliance avec les protestants et les Turcs, qu'elle reprochait bruyamment à Henri IV*. D'un autre côté, 11 s'appliquait à calmer les appréhensions du roi de Fratice, et lui inspirait, au nom de l'Église , des pensées d'accommodement. De cette sollicitude était née la paix de Verviris. Henri 1 Y ne s'y était pas prêté sans hésitation ^; mais les prières du pape jetant comme une nouvelle lumière sur les malheurs de son propre royaume, avaient triomphé de ses résistances, a Les armes luy estoient tombées des mainSj disait*il au président Richardot, quand on lui avoit représenté les larmes qui couloient des yeux du pape pour la réconciliation de ceux dont la concorde servoit grandement au repos de l'Église do Dieu *. »

Cette concorde, la paix n'avait point suffi à la rétablir. Les deux puissances se retrouvaient sans relâche en présence pour des intérêts contraires: derrière les obstacles mutuels qu'elles ne cessaient de s'opposer, la guerre menaçait à tout instant d'éclater. Henri IV

1. Voyez une lettre du cardinal du Perron au roi. 17 janvier 1596. Amb, et nég., p. 26.

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