Id, 3 novembre
IlEfini IV ET J,Ey CATlIOLIijLLS n'ANGI.F.TEIIIir.. 191
écrivait BeaumoQl sur une de ces hésitations passagères qui de lii part de Henri IV n'étaient qu'une tactique, peut estre, si Sa Majesté sçavoit Je crédit que le soin quelle a eu des prestres anglois luy a faict déjà acquérir parmi les catholiques d'Angleterre, elle ae mespriscroit pas de continuer '. » lleori IV le sa- Taîti mais il prévoyait aussi tout ce que ce crédit uaiseant donnerait d'ombrage à Elisabeth. La reine, renonçant tout à coup au système qu'elle avait suivi depuis un an, Ct publier une proclanialion qui semblait ramener les catholiques aux plus tristes jours do son règne : u Sans doubte, s'écriait Beaumont, dans le douloureux étonnement où le plongeait celte nouvelle, la reyne a eu jalousie de la protection que Sa Majesté a prise des dicts prestres; » et se reportant aux mensonges qu'Espagnols et huguenots s'entendaient à propager : « Sans doubte quelques meschants esprits ont voulu faire croire que Sa Majesté avait dessein de se former une faction entre les catholiques par leurs moiens ^ »
Elisabeth était moins irritée qu'elle ne le voulait paraître. Elle n'avait point été insensible à la démarche des prêtres et à l'accueil que leur avait fait le Saint- Siège, Elle sentait de quel avantage pourraient lui
1. 26 mars 1B03. Mss. suppl. franc, ^, t. It, part, t, f° Beaunioni à Villeroy.