‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 89 sur 181 · I HENRI IV ET LES CATHOLIQUES D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

I HENRI IV ET LES CATHOLIQUES D'ANGLETERRE

' semblables changements : <ic Le parti opposé diminue de jour en jour 2 si la reyne. les (prestres auglois) endure, sans double ils tireront tous les catholiques ^ » Telle était la situation des esprits, lorsque la mort d'Elisabeth menaça de remettre tout en question. Jaloose jusqu'au bout de son autorité, Elisabeth s'était refusée à se désigner un successeur, comme pour ne pas devancer elle-môme l'inévitable déchéance que loi préparait le tombeau. Dans cette incertitude, les ambitions les plus contraires s'agitaient autour de sa triste et amère vieillesse. C'était comme un renouvellement des prétentions que la Ligue avait suscitées en France. Campée en Irlande, où ses armes entretenaient la guerre, l'Espagne . convoitait pour une infante le trône d'Angleterre. Le Saint-Siège, s'efforçant de concilier avec l'intérêt de l'Église le sentiment national, proposait lady Arabella Stuart, nièce de l'infortunée victime d'Elisabeth. Henri lY, avec plus d'ardeur contre l'E^agne que de préférence personnelle, secondait l'avènement de Jacques, roi d'Ecosse. Jacques était protestant; mais sa naissance, comme le vœu de l'Angleterre, l'appelait à la couronne, et, n'eùt-il pas confirmé lui-même les espérances par les promesses les plus formelles, on aurait encore pu pen-

I. Mss. suppl. franc., ^, t. II, part. i. 23 février \cm. Beanmont à Villeroy.

iSi I.A l'AClFlCATlOiS RELIGIEUSE.

861' que le fils de Marie Stuart regarderait avec compUiisaiice lescatlioli(|ues '.

C'élaiiraltente de lleDri IV. Il n'allait pas cèpeadaat jusqu'à se flatter de voir le rétablisseinènt de la ' vieille foi suivre la mort d'Elisabeth. Il appréteridàil ■ même qu'uue oppoïition pi-écipitée de la pàH des catholiques ne prévint contre eux le nouveau roi d'Angleterre, el, comme il jugeait impraticable 11 combinaison qu'avait appuyée la cour de Rome, il lès invitait a se ménager par tine prudente réserve la bienveillance du prince qui allait régner sur eux '.

Ces conseils furent écoulés. Jacques 1", dont le liôm était enfin tombé des lèvres mourantes d'Elisabeth, monta sur le trOné, et les catholiques se tiurellt eli paix, les uns favorables, les aiilres résignés à sort avènement'. Les premières iuslructions de HeûH ITà son ambassadeur portèrent sur tléùi points : l'indépendance des Provinces-Unies et la toléfatice ëniéfS les calhûliques. Comme il avait fait pour la teinfe, il

i. a Beaucoup de persoiiDes ont opiaioa qu'a sou advenement, il Voudra recueillir et bhliger iiù ehacuii et qu'il pefm^tira la liberté au la tolérance de la religioa catholique; au moins puia-je assurer Vosire Majesté qu'il l'a ainsy promis el sif;nSde sa main a iin grand de ce royaulme. » 28 mars lë03. Beaumontau mi. Suppl. Irauc, ^, (. 11, pari, i, f 122.

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