‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 9 sur 181 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

miséricordieux envers luy que je n'ai point esté. S'f y en a qui se sont oubliés, il me suffît qu'ils se recon* noissent, et qu'on ne m'en parle plus * . »

Il ne maniait si bien les hommes que parce qu*i avait appris, dans sa laborieuse carrière, à les étudier. On pouvait le « trahir », comme il en faisait la remarque, mais non pas « le tromper*. » Car il démêlait la fourberie sous les protestations de dévouement, aussi bien que la droiture des intentions sous des apparences hostiles. Il traitait les faits comme les hommes. Il les observait. Il en mesurait la portée; il distinguait, entre les exigences des temps, celles qu'on, devait dominer et celles dont on devait tenir compte : « 11 faut vivre, disait-il, avec les vivants '. » Pénétré de son droit, mais, après la protection de Dieu, attendant tout de lui-même et de sa fortune -*, il avait au milieu de ses difficultés cette vaillante confiance qu'une / fois son autorité rétablie, il saurait bien se faire une place digne de son rang et de son génie.

Son premier acte de roi fut un traité avec ses sujets.

* Lestoile, ibid., p. 63.

* Lettres miss,, t. II, p. 312. « Beaucoup m'ont trahi vilainement; mais peu m'ont trompé. »

^ Henri IV et sa politique, p. 60.

* « Dieu a montré qu'il aimoit mieux le droict que la force, la victoire nous a été absolue. — » Lettres miss, t. IIL p. 1 7 1 etpassim. € Si l'événement me bat, je ne m'en prendray à auUre quàmoy et à ma fortune. Qui aime le repos soubs la cuirasse, il ne lui appartient point de se mesler a l'eschole (le la guerre » id,f 1. 1, p. 265.

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