ENRI IV ET LES CATHOLIQUES D'ANGLETERRE
i la sincérité des croyances de Henri IV avait be-
I d'un nouveau témoignage, on pourrait assurent le demander à cette lettre, et non-seulement aux
nnes de cette lettre, mais encore aux circonstances ans lesquelles elle fut écrite. On était aux premiers iiois de cette fatale année de 1610. Le démêlé de Qèves avait éclaté ; les menaces de guerre grondaient dans toute TEurope. L'intérêt de Henri lY était de ne donner à Jacques aucun motif de plainte, aGn de resserrer avec lui une alliance plus que jamais nécessaire. C'était dans un pareil moment qu'il refusait de satisfaire aux susceptibilités si vives du roi d'Angleterre.
II avait fait plus. L'esprit toujours frappé des triomphes qu'avait procurés à la foi catholique la célèbre conférence du cardinal du Perron avec du Plessis-Mornay , il eût voulu envoyer près du roi d'Angleterre l'habile et savant théologien. Des négociations furent engagées, par ses ordres, pour obtenir l'introduction du cardinal à la cour de Londres. Il se fut présenté, non comme un membre du sacré collège et un légat du pape, mais comme grand aumônier de Sa Majesté, dépêché par elle seule. Jacques I" ne se prêta point à ces tentatives. Recevoir, à quelque titre que ce fût, un cardinal, un homme qui a fai- Boit profession de convertir y) un homme qui « avoit été l'instrument de la conversion du roy son frère, »
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c'eût été, à ses yeuf , Irahir la c^use prol^Ëtaifte '. Le
projet fut abandonué.
Du ruoins, le veot des perjéculions s'é^^ii, pour queiijue temps liiicore, apaisé. L'inquiète surveillance dont les catholiques étaient yiclimes coipmençait à se relâcher, u C'est bien la vérité, épi'îvait la Boderje, qi|e les catholiques sont moius persécutés qu'ils n'ont été depuis que je suis par deçà, et encore m'asseuiâr t-ou qu'il a été faict CQUiuiandement à tous ceui qu'on envoie tous les aos par les proviaces pour les rer chercher, de s'y pDiler plus madérémciit que jamais* J'en ai parlé maintes fuis au l'oi et au comte dp Salisbury, et leur ai dit combien un peu plus da tolérance acquerrpit de tranquillité pour le présent et pour l'avenir à leur État. Je ne voudrois pas dire que ce fut cela qui a cansé ce ctiangepient ; mais aussi ne crois-je pas qu'il y ait nui '. »
C'étaient là, assurément, de bii?n faillies résultats; mais, si faibles qu'ils fussent, la politique espagnols les eût-elle jamais obtenus? l'our les appr^cief à leuf véritable mesure, i) ne faut pas }cg poinp^rer ^y^c 1^ liberté que par' ijn exemple tiiiiquc |^ mooacpliie frapçaisË accordait, à l'heure méi^e, aijs protestants; il faut ei(¥isagei- les pratiques ordinafi'es de la foj-
(. Ambats. de la B»derie, I. IV, p. 3ft*« 2. Id., p. 271. Hm-ATS ma.