HENRI IV ET LA SOUVERAINETÉ DU SAINT-SIÈGE
artagé, en apprenant sa mort, les regrets des cathoiques * .
Le cardinal de Médicis, archevêque de Florence, lui succéda sous le nom de Léon XI. Très-aiiné de Clément VIII, lié de parenté avec le grand-duc de Toscane, Alexandre de Médicis était au nombre des cardinaux qui avaient le plus vivement encouragé le ppe à prononcer l'absolution de Henri lY. A la suite de ce grand événement, il s'était rendu en France comme légat du Saint-Siège. Il avait charmé Henri IV. Le roi rie parlait que du bon et vertueux cardinal : « Il liii sembloit, disait-il, que c'estoit un ange et non un homme qui luy eust été envoyé ^. »
La nouvelle de son exaltation fut un triomphe pour la France. Henri lY en ressentit une telle satisfaction qu'il voulut la faire connaître par des fêtes inaccoutumées. « Je vous confesse, écrivait-il au cardinal de Joyeuse, que j'ay esté si surpris et ravy de joye de
1. Voyez plus haut, p. 23, et les Lettres de Beaumont à Henri IV : « Ù (JdbqUes) me parla avec beaucoup de déplaisir de la mort du pape, loùaiit sa modération et son inclination à conserver la paix avec la chrestienté... » 4 avril lOOo. Quant aux sentiments de Clément Vlli envers Henri IV, voici bè qu'eii éctivuit Villerby : à Ndstré maistre a perdu en luy tld très bon père, lequel estoit si bien inlormé des droictes intentions de Sa Majesté, qu'il n'estoit plus au pouvoir de personne de luy en donner mauvaise impression. » A M. de Beaumont, 2G mars 160o. Mss. suppl. franc., ^, t. IV, part. ii.