‹ Henri IV et sa politiqueChapitre 94 sur 181 · Amh. et Néijot. du cardinal du Perron, p · texte numérisé non relu

Amh. et Néijot. du cardinal du Perron, p

Tadvis du bon Pape que Dieu nous a donné, que je me suis laissé emporter à des démonstrations et signes d'allégresse et actions de grâces à Dieu, non telles que je devois, mais toutes aultres qu'ont esté celles qui ont esté pratiquées en cas semblables par les roys mes prédécesseurs, non seulement à Fontainebleau, où jVstois, mais aussy en toutes les provinces et villes de mon royaulme, et spécialement en celle de Paris, où la ressouvenance de la bonté et des vertus de nostre bon Père s'est trouvée encore si fresche et si entière aux cœurs de tous les citoyens de toutes qualités, que chascun s'est acquitté de ce devoir à l'envy l'un de l'autre*.»

Le pontificat de Léon XI fut malheureusement de courte durée. Quelques mois s'étaient à peine écoulés, qu'un nouveau Pape, Paul V, de la famille des Borghèse, l'avait remplacé. Sans être attaché par des liens aussi intimes à l'influence française, Paul V s'y montra généralement favorable. Son cœur d'apôtre souffrait sous les calculs du politique. Parfois il sembla se rapprocher des combinaisons de l'Espagne, qui, s'annonçant à grand bruit, promettaient d'emporter de plus rapides triomphes. Mais il éprouva que ces entreprises n'arrivaient qu'à multiplier les périls, et on le vit, dans toutes les conjonctures importantes, dans

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