ET SE RAPPORTANT A TROIS ÉPOQUES DIFFÉRENTES DE SA VIE
 LA GOIITESSE DE GrAMONT.
Avec anootatioDS ioterlinéaires de celle-ci (Voyez ci-dessus, p. 305).
Mon âme , je vous escpys de Bloys ou yl y a cync moys que l'on me condamnoyt eretyque et yndygne de succéder a la courone, et jan suys asteure le pryncypal pylyer, voyes les euures de Dieu ', auers seus quy ce sont tourjours fies an luy , car y arroytyl ryen quy eut tant daparance de force qun arrest des Estats, cepandant jan apeloys deuant celuy quy
ainsy font bien d'autres. {mot effacé)
peut tout, quy a reueu le procès, a cassé les arrest des hommes, ma remys an mon droyt, et croys que
tant mieus pour uous
ce cera au depans de mes enemys. Cens quy ce
Voilla pourquoy vous y devries songer
fyent an Dieu et le seruent ne sont jamays confus , je me porte très bien Dieu mercy, vous jurant auec ueryte, que ie nayme ny honore ryen au monde
il ny a ryen qui ny parresse
comme uous, et uous guardere in-fldelyte jusques au
ie le croy
tombeau, je manuoys a Boyjancy ou ie croys que
i Dieu et bien sont les seuls mots avec ie pour je, où Vi s: it employé; qui le prend aussi quelquefois.
^iSf) TROISIÈME PARTIE.
ie nen doute point dune ou autre fason
uous oyrres bien tost parler de oioy ; je foys estât de fayre uenyr ma seur bien tost, résolues uous de venyr
se sera lorsque vous maures done la mayson que maves promise preu de Paris que ie songerai de
avec elle; le Roy ma parlé de la dame d'Auuergne,
aller prandre la posesion et de vous en dire le grant mersis
ie croys que ie luy fere fayre un mauues saut. Bonjour, mon cœur, je te bese un mylyon de foys. Ce 18"*'' may, celuy quy est lyé auec uous dun lyen yndysoluble.
A LA Marquise de Verneuil.
Sans date d'année, mais certainemenl entre 1600 et 1608
Mon ame , Yl me sainble quyl y a desja mylians que ie ne vous vys. Jay anvoye Lavarane voyr le logys de Sypierre pour scavoyr sy yl sera propre pour vous. Le conseyl ne vyendra que mardy ; yl ny a ryen de nouveau, le manvoys à la chasse pour me dyvertyr du desplesyr que ie resoys de vostre absance quy, plus ie voys en avant , plus ie la porte ympatyamanl. Aymes bien moy, avec la fydelyté que vous me prometes et vous seres très heureuse. Je suys aumylyeu de mes marmots, quy mont fayt fayre ccste lettre à santfoys. Bonsoyr le menon à moy, je bese vous un inylyon de foys. Ce xxx'"° octobre.
A MON Compère le Connétable de France.
De ran 1609.
Mon compère , je vous fay ce mot et vous depcsche ce lacqué espres pour vous dyre que ie partira demayn, Dieu aydant, pour aller coucher a Louvre ; et pour ce que, mercredy matyn, en partant du dy- Louvre pour aller courre un cerf, je veux courre des loups quy sont au boys de Pysyens près le dyt Louvre, je vous prye que vos levryers pour loup soyenl au dyt Louvre des demayn au soyr. A Dieu , mon com père. Ce lundy matyn, xvj mars, a Paris.
Henry.