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CHAPITRE XIII

ffa SèU ^e la Uilk,

La ville de Paris voulut célébrer l' avènement de Henri par une fête digne de lui et d'elle. Le corps municipal, ayant à sa tête le préfet, était venu inviter le jeune Roi, qui avait accepté avec reconnaissance.

28o LA FÊTE

Le programme , rédigé par le préfet , avait été corrigé par monsieur de B*** , qui jadis exerçait à la cour les fonctions de grand maître des cérémonies. La veille de 1

la fête , monsieur de B*"^"^ vint soumettre son travail à l'approbation du Roi.

Henri et monsieur de B'^'^* avaient ensemble de fréquentes discussions. Le Roi ne pouvait souffrir que Ton cherchât à ressusciter dans sa jeune cour les formes guindées, les usages ridicules de l'ancienne. Monsieur de B***, défenseur zélé de l'étiquette, homme de cérémonial des pieds à la tête , disait gravement que c étaient ces choses-là qui rendaient une monarchie res* pectahle, — « Je n'en veux pas ! répondait Henri ; c'est à cause de l'étiquette , c'est pour a,voir fait attendre, pendant un quartd'heure, un envoyé du duc de Raguse que mon grand -père a perdu sa couronne. »

Cette fois , T ex-grand-maître des cérémonies avait fait aux goûts du Roi toutes les concessions possibles. — «Je ne crois pas, dit-il en entrant, que Votre Majesté trouve à redire à ce programme ; les termes en sont aussi simples que les formes peu cérémonieuses, j'allais dire peu convenables. »

— « Voyons , dit le Roi en souriant. »

Et il parcourut rapidement le papier.

— « Sa Majesté entrera à V Hàtel-de- Taille par un arc de triomphe. Elle sera reçue par le corps municipal ^ qui la suppliera de venir prendre place dans la salle du Trône.

— « Monsieur le marquis, voilà une phrase inutile. Il faut effacer tout ce qui est après ces mots : le corps municipal, A quoi bon retenir a la porte celui qui vous

rend visite, et le supplier d'entrer quand il vient précisément pour cela ? »

Monsieur de B**'^ fit un soupir.

Henri continua sa lecture.

— « .... Suivant les anciens usages y le corps municipal jouira de la prérogative de servir le Hoi a table. . . "

— ((Et suivant les usages nouveaux, dit le prince, le corps municipal se mettra à table avec le Roi toutes les fois que l'occasion se présentera, pour ce dernier, de s'entretenir des besoins de la ville avec ceux qui sont à portée de les mieux connaître. Effacez cela, monsieur le marquis ; effacez encore cette autre phrase dans laquelle on supplie le Roi de vouloir bien autoriser le premier feu d'arti/ice. Il faut mettre la gravité royale à couvert; et si au moment où l'on viendra me supplier de permettre au feu d'artifice de commencer, les bom-

besde Ruggiéri s'avisaient de partir d'ellesmêmes, vous sentez que l'étiquette en serait cruellement blessée. »

— «Sire, répondit avec douleur monsieur de B***, nous n'avons dans l'histoire de France qu'un seul exemple de feu d'artifice tiré dans une fête royale , sans que le souverain ait été supplié de vouloir bien donner le signal... »

— «Eh bien! ce sera le second exemple, interrompit Henri.» Et voyant que le pauvre marquis n'osait donner essor à la triste pensée que lui inspiraient de telles modifications en matière d'étiquette , il remit le programme à l' ex-grand-maître des cérémonies , en lui disant : — « Consolez-vous, monsieur de B**'^, je n'ai plus qu'une petite correction à faire. Pourquoi cette division des entrées par catégories? Dans une fête de famille, on ne connaît point de rangs.

Ainsi toutes les personnes qui \iendront a l'Hôtel-de- Ville entreront par la même porte y si monsieur le préfet veut bien le permettre. »

— « Par la même porte I s'écria monsieur de B*'^*. »

— (( Eh oui! répondit en riant le jeune Roi. Le peuple me pressera, n'est-ce pas? Tant mieux î Je pourrai dire comme mon aïeul : — (( Il me presserait bien davantage dans un jour de bataille ! »

Monsieur de B*'^* se retira fort mécontent. Il alla se plaindre à la reine-mère , qui lui dit que le Roi avait raison.

Le lendemain, dès l'aurore, des salves d'artillerie annoncèrent aux Parisiens la visite de leur bien-aimé.

Toute la journée fut la fête du peuple. Journée délicieuse ! Journée de bienfaits et de reconnaissance! Dans la cité popu-

leuse , un doigt éclairé désigne ceux qui ont droit à la bienfaisance nationale. Marqués d\ine croix protectrice, le grenier du pauvre honteux, la mansarde de Partisan sans ouvrage , s'ouvrent à Pabondance qui vient en chasser la misère. Le bonheur sourit a qui l'invoque au nom de Caroline et de Henri ; il frappe à la boutique du malheureux marchand à la veille de fuir cette demeure , où mourut son père ! il ouvre là ses mains pleines^ et sèche les pleurs de cette famille qui , le lendemain ;, allait voir son comptoir de noyer, ses quelques chaises et sa table , modeste mobilier d'un ménage de marchand, vendus sur la place publique , à la voix sinistre d^un commissaire des exécutions commerciales. Il revoit le jour de la liberté, ce vieux père de famille qui a livré son corps en nantissement d'une dette égale à ce que

donne un agent de change pour retrouver son chien perdu. — Au greffe! au greffée ! s'écrient cinquante compagnons de la même infortune, la mère du Roi a payé notre dette ^ et nous sommes libres I — A r église! à l^ église ! s'écrient cinquante familles , la mère du Roi paie la dot de nos en fans!

Là-bas , il y a des danses , et des chants, et des jeux. L'enfant de Paris, type de la gaîté, de l'insouciance nationale, a vu les mâts de cocagne; il accourt, il s'élance agile et preste; il enlace de ses membres vigoureux le frêne couronné de feuillage , arbre d'une liberté qui ne promet que des fleurs ; et soit qu'il grimpe ou qu'il glisse, soit qu'il manque ou qu'il atteigne le but, toujours il rit , le joyeux enfant î Une table immense étend sa nappe de neige des Tuileries jusqvi'à l'arc de l'Etoile ; c'est le

grand couvert de l'ouvrier. Ils sont six mille assis qui boivent et qui mangent , et qui sont servis par des domestiques : chaque arrondissement en a fourni cinq cents. Venez , Pioi de France î Venez , sa mère î Entendez comme on vous chante, comme on pleure en parlant de vous ; v oyez comme on boit à A^otre santë !... Ce sont de gais convives , n'est-ce pas ? Et puis voici le cortège , le cortège innombrable , splendide , éblouissant. Autour du Roi grande foule, comme autour des autres , et toujours les mêmes personnes , matériel inamovible des cortèges royaux. Voyez comme ils se penchent et se courbent tous , ces hommes rayés d'or, et pavoises comme un navire le jour de sa fête. Ils font du dévouement et de l'amour ! Ils racontent les malheurs de leur fidélité. Henri hoche la tête et rit. Courtisans, il vous connaît, prenez garde!

Au coin de la rue Royale, un homme de trente ans, à l'apparence pauvre, aux traits fortement caractérises, à la figure marqviée d'une large cicatrice, qui suivait le cortège depuis quelques minutes , s'élance frappé d'une résolution subite. Il fend la foule, il écarte les courtisans, et se jette à genoux sur le passage du Roi. Le digne homme nourrit du produit d'une petite place son vieux père infirme ; il craint une destitution dont il a été menacé; car il est décoré de juillet et combattant de i83o. A sa vue, le Roi s'arrête; il descend de cheval, il le relève, l'interroge, et lui dit a voix basse : — « Nous devons nous pardonner réciproquement , et tâcher d\}uhlier que nous nous sommes tous trompés ; » puis , de façon à être entendu de tous ceux qui l'entouraient : « soyez tranquille, monsieur; l'opinion ne fait pas les

DE LA VILLE. Li^iJ

capacités; et les capacités doivent toutes indiffëreinment être appelées aux emplois et travailler au salut de la patrie. Voilà comme je pense et comme je veux agir. » Le jeune homme se retira bienheureux, et pour la première fois de sa vie il cria vii^e le Eoi I

Plus tard, un autre incident vint rompre la symétrie qu'a grandpeine on cherchait à maintenir ^mtour de Henri. Un cheval de cabriolet, effrayé par le bruit des tambours, s'était précipité a travers" l'étatinajor de Sa Majesté, en passant même assez près du Roi pour le mettre en danger. Le conducteur du cabriolet, tout tremblant, voulait et ne pouvait s'excuser : son émotion le faisait balbutier à ne pas être intelligible. Le Roi, inaccessible à la frayeur , dit en souriant au comte de Lobau qui grondait avec sa

grosse voix : — « J'en ai bien vu d'autres en Ecosse !... » et au pauvre cocher : « Je suis enchanté pour votre cheval qu'il ne me soit arrivé aucun accident ; car j'aurais agi autrement que le procureur-général Persil dans une affaire déjà un peu vieille : j'aurais envoyé le quadrupède régicide sur les bancs de la cour d'assises. »

Et la marche triomphale parcourut ainsi la grande ville. La Reine-mère et Mademoiselle pleuraient de bonheur. Mon* sieur de Barande, le capitaine, et Jacques Bonval croyaient rêver : ils se regardaient et se touchaient pour être sûrs. O providence ! quelle magnifique réparation ta justice éternelle gardait aux pauvres exilés !

Sur la place de l'Hôtel-de- Ville, le corps municipal attendait le Roi. L'état-major de la garde nationale tout entier, les poi-

irines veuves du cordon rouge des émeutes, félicita Sa Majesté par Torgane de son honorable chef, le général***. Henri répondit : — « Si nous ne comptions sur votre dévouement, Messieurs, que pour le maintien de l'ordre et la protection du repos des citoyens, nous regarderions l'institution de la garde nationale comme déchue de sa noble origine : croyez donc bien que si , au besoin , nous acceptons de vous des bras pour nous défendre , c'est à la condition que vous ne nous refuserez jamais des conseils pour nous éclairer. »

A six heures, la famille royale entra dans la salle du banquet. A son aspect, les voûtes retentirent de fanfares , de vivats , de cris d'allégresse et d'amour. Un mouvement de religieuse émotion interrompit ce tapage sulilime, quand la voix ravissante d'Adolphe Nourrit, mariée aux chœurs

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magiques de l'Opora, fît entendre le vieux Clumt Français, cette belle inspiration de Persuis. Le jeune prince se sentit ëmu jusqu'aux larmes. Il regarda sa mère. C'était le présage d'un bienfait. Sur un signe que fit Caroline, Adolphe Nourrit fut aussitôt présenté, conduit par le préfet.

— « Monsieur Nourrit , dit la Reine , votre voix a réveillé dans nos cœurs des souvenirs bien touchans. Le Roi mon fils rétablit la musique de la chapelle. Boïeldieu, Auber et vous, êtes chargés de sa réorganisation. Nous ferons en sovte que vos camarades de l'Opéra croient à la résurrection des arts. »

Et se penchant vers l'admirable artiste , la Reine lui mit au doigt une bague magnifique ^ et le chœur reprit : ï^ive le Roi! Vive la France!

Après le banquet, la famille royale

passa dans la salle de bal, où l'assemblée la plus brillante était réunie.

Douze quadrilles se formèrent.

Dans le premier et le second quadrilles, figuraient confondus les compagnons d'exil du jeune Roi, et les serviteurs fidèles qui, restés en France , s'étaient vus en butte aux persécutions d'un pouvoir ombrageux et méfiant. Messieurs Félix de Conny , Berryer fils, de Genoude , de Brian, de Bourmont fils; messieurs de Nugent, du Fougerais et de Berthier , s'y trouvaient avec le capitaine de La Villalte, avec messieurs d'Hardivilliers et de Barande..

Les troisième , quatrième et cinquième quadrilles se composaient de membres de l'ancienne opposition, et de jeunes gens qui avaient suivi la fortune des derniers ministères. Tl y avait là monsieur Thiers et monsieur Laurence ; monsieur

Eugène d'Harcourt et monsieur Jollivet.

Messieurs Ducliâtel , Charles de Rëmusat, Duvergier de Hauranne et Mignet, se croisaient avec messieurs Odilon-Barrot, Arago , Garnier- Pages , Laboissière, et Coulmann. Monsieur Dupin aîné coudoyait monsieur Mérilhou, et serrait la main à monsieur JoUy.

Des officiers de tout grade et de toute arme , ceux qui avaient vu le drapeau tricolore humilié à Ancône , à Lisbonne et ailleurs, et ceux qui, la mort dans l'âme, accompagnèrent, en i83o, à Cherbourg, le vieux roi Charles X , formaient les sixième et septième quadrilles.

Tous les regards se portaient avec attendrissement sur un groupe d'étrangers de toutes les nations , qui composaient le huitième quadrille désigné sous le nom de quadrille des réfugiés. Une famille rêve-

nant d'exil avait rappelé sur la belle terre de France ceux qu'une hospitalité cruellement dérisoire relégua jadis sous le brillant soleil d'Afrique ; et les héros de Varsovie, comme les patriotes proscrits de l'Italie et de l'Espagne, retrouvaient la France ce qu'elle fut toujours sous les Bourbons de la branche aînée , l'asile du malheur et la protectrice de toutes les gloires. Ces étrangers paraissaient à la fête comme une profession de foi de Henri V à tous les rois de l'Europe.

Les quatre autres quadrilles offraient la réunion des sommités de la finance, du commerce, de l'industrie, des arts, de la httérature et des fonctions publiques. On y voyait les Ternaux , les Delessert , les Rothschil-d, les Hagermann, les Odier, les Mallet , les Périer ; les Daguerre , les Delacroix, les Robert, les Flatters, les Jo-

hannot , les Roqiieplan ; les Dumas , les Hugo, les Nodier, les Saintine, les Barthélémy, les Delavigne , les Scribe , et des juges, des directeurs, des préfets, en foule.

C'était un bien beau bal! Que de parures ! Comme il y a^^ait de jolies danseuses , et comme elles étaient émues , attendries, enthousiastes, ayant toutes de la bruyère d'Ecosse dans les cheveux !

La Reine-mère et Mademoiselle parcoururent les quadrilles , répandant autour d'elles le bonheur, l'encouragement, la consolation. C'étaient deux anges qui passaient. Elles se uouvaient auprès de messieurs Chateaubriand, Hyde de Neuville et de Fitz-James, quand vme guirlande, mal fixée a la voûte, se détacha, et. tombant sur les trois amis, les enferma dans un cercle de fleurs. La Reine sonrii :

« Vous voilà donc encore dans les chaînes , mes amis , leur dit-elle ; en vérité , vous êtes incorrigibles ! »

Parmi les notabilités du département se trouvait dans un coin le général B....r, qui , voyant approcher la Reine , baissa la tête, et fît tout ce qu'il put pour esquiver la rencontre.. Habitant de Saint-Mandé, et officier supérieur de la garde nationale de Saint-Maur, il avait, sous le régime passé, sollicité un nouveau baptême pour la commune dont il était le chef militaire ; et suppliant plein de courtoisie, il avait fait que le canal Marie-Thérèse s'était changé en canal Joinville , et la commune de Saint- Maur-le-Pont , en commune de Joinvillele-Pont.

La Reine alla droit à lui. Le pauvre homme eut un frisson dans les épaules.

— « Colonel, lui dit la Reine, je n'ou-

blierai jamais que vous avez refuse de contribuer à la démarche qui fît ôter au canal de Saint-Maur le nom de la princesse ma sœur. J*ai appris avec reconnaissance que l'ancienne inscription avait été dernièrement rétablie par vos soins. J'irai bientôt vous en remercier dans votre commune. »

Le pauvre colonel , croyant la princesse mal informée, et ne voyant pas qu'elle riait en parlant, pensa s'évanouir de joie. Il se confondit en respects, la figure aussi rouge que le collet de son habit.

A neuf heures, une première explosion annonça le feu d'artifice. Les fenêtres de . l'Hôtel-de- Ville se hérissèrent de spectateurs. On tirait le feu sur la rivière.

Le génie de Ruggiéri n'était jamais allé aussi loin. Artificier de tous les règnes , il avait eu bien des fctes , bien des époques à célébrer, et jamais, à ce qu'il disait

lui-même, il ne s^ëtïiit senti inspiré aussi vivement.

Le fait est que de long-temps Paris n'avait vu et ne devait voir un aussi beau feu d'artifice. La bataille de Navarin et la prise d'Alger commencèrent cette série de merveilles pyrotechniques. Ensuite Ruggiéri, s'abandonnant à tout le fantastique de son imagination , mit dans les cieux la satire en action du règne qui venait de finir. Daignant à peine emprunter aux chefs-d'œuvre de Grand ville et de Philipon, il inonda les airs de masses lumineuses, qui, s'étendant, se déi^oulant , se dévidant de mille manières, retraçaient des physionomies que chacun reconnaissait, gigantesques caricatures qui excitaient les rires prolongés du peuple , si prompt à saisir les allusions.

Après, c'était la fortune publique pas-

3oO LA FÊTE

sant rapidement sur la tête du commerce, et fermant à ses prières une corne d'abondance qu'elle aidait plus loin entre les mains des sergens de ville et des gendarmes. Puis, c'était l'enterrement de la liberté , ensevelie sous un linceuil de dossiers étiquetés complots , conspirations y réquisitoires j saisies ^ mandats d^ amener. Puis , une prison dans laquelle on empilait des hommes de tous les rangs , de tous les costumes ; et cette inscription sur la porte : Liberté de la presse. Puis, au fond d'un soleil aux rayons blafards et livides, un transparent portant les mots : Orgueil national , montrait un coq honteux enchaîné près d'un léopard , assassiné de coups de bec par un aigle à deux têtes et un aigle noir. Près de lui un laurier aux feuilles vertes sur lesquelles on lisait Arcolc ^ yiusterliiz j MarcngOy H'^agram j Alger, et bien

DE LA VIM.E. 3oi

d'autres noms, courbait sa belle tête, et jaunissait, et s'effeuillait, se courbait encore , et tombait. Enfin , mille feux variés, jeux de lumière et de couleurs, qui arrachaient aux spectateurs des cris de plaisir et d'admiration....; jusqu'au moment où le bouquet jaillissant et retombant en pluie d'oliviers, de palmes, de lis et de roses, unit aux symboles de la félicité future de la France les emblèmes de sa gloire passée.

Et le bal qui avait été suspendu recommença. Et jusqu'au jour ce fut encore la fête de la ville î

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