CHAPITRE IV
Bchu îïr Montagnes,
Notre connaissance First, cet ëpagneul que nous avons déjà rencontré deux fois depuis le commencement de cette histoire, avait suivi son ami Francis depuis le château jusqu'à la maison , et depuis la maison
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jusqu'à l'endroit où nous avons laisse les jeunes gens à la fin du dernier chapitre.
Francis More , après avoir dit adieu à l'étranger, se mit à siffler First pour qu'il le suivît, et ne le voyant point venir, l'inquiétude le travaillait déjà, quand il apperçut le lutin des montagnes , Petit-Plaid- Vert , assis à vingt pas de lui sur une touffe de bruyère , et le chien qui l'accablait de caresses en se roulant et bondissant tout autour.
La surprise que lui causa cette apparition fit pousser à Francis un cri aigu. Ce cri fut entendu de l'étranger, qui se retourna et rebroussa chemin , aussi curieux que Franck était stupéfait.
Car c'était bien là l'esprit que Ketty et sa mère avaient vu ; c'était son pantalon et son plaid à carreaux blancs et verts; c'était son justaucorps blanc, et sa tocpio élé-
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gante , et sa bourse garnie de cygne , et son épée brillante comme le soleil î Franck se repentit d'avoir douté un instant, et voyant sur Tépaule du lutin une arbalète , il eut peur , et se dit : « Je suis perdu! »
L'étranger le tira légèrement par son plaid.
— « Qu'avez-vous donc , mon camarade?
Vous voilà pâle comme un homme qui voit
son propre fantôme Que vous est-il
donc arrivé? »
Le pauvre Francis, tout tremblant, montra Petit-Plaid- Vert qui jouait avec First.
— « Ah ! ah ! c'est l'esprit..., et vous en
avez peur? Il est vraiment gentil Eh
bien î votre chien le connaît donc? »
— « Ce n'est pas mon chien, dit Francis avec un effroi mal déguisé : c'est un chien de la meute royale , c'est la bête favorite
du jeune prince... ou plutôt c'est quelque lutin encore. »
Petit-Plaid-Vert se leva. Une oie sauvage passait au-dessus de sa tête ; il tendit son arbalète et allait tirer... quand ses yeux rencontrèrent ceux des jeunes gens.
— « Par mon saint patron d'Ecosse , s^écria Francis , c'est le prince dont le maudit lutin aura pris les traits ! Je ne m'ëtonne plus si First lui fait si grande fête , le pauvre animal ! »
— « Par les os de 'mon frère mort aux barricades , dit l'étranger d'un air sombre, en saisissant le bras de Francis , c' est Henri , c'est le duc de Bordeaux î »
— « Croyez -vous? dit Franck en retombant dans ses doutes. »
Petit-Plaid-Vert n'eut pas plutôt aperçu le soldat écossais , qu'il vint à lui. En deux bonds il fut à ses côtés. L'étranger recula
de quelques pas, et, les bras croisés, se mit à considérer attentivement l'enfant que son éducation politique lui commandait de haïr.
— «Bonjour, Franck ; comment te portes-tu ? dit le jeune prince avec cette candeur qui lui faisait des amis de tous ceux qui le voyaient. »
— « Comment! mon prince. . . c'est vous î vous vrai? Vous n'êtes pas un esprit ? »
— « Un esprit! dit Henri en riant aux éclats ; qui t'a fait un conte pareil ? Veuxtu me donner une poignée de main ; tu verras si je suis un esprit. »
Franck , moitié peur , moitié respect , n'osait pas ; Henri lui prit la main vivement, et la serra de toutes ses forces.
— « Eh bien! dit-il , suis-je un homme, poltron? Voyons, donne-moi des nouvel-
les de Mac-Grégor, de la bonne grand*inère, de tout le monde. »
— «Tout le monde se porte bien, mon prince; tout le monde vous bénit, vous appelle son ange : et c'est bien vrai que vous êtes un ange ! »
Des larmes roulaient dans les yeux du bon Franck. Petit-Plaid- Vert, en rougissant ^ lui dit: « Franck, il ne faut pas parler ainsi; ce que j'ai fait, tu l'aurais fait à ma place ; qu'il n'en soit plus question... Ecoute , le temps est superbe ; viens faire une partie de chasse avec moi : on déjeûne à midi au château, et il n'est que neuf heures. »
— « Neuf heures ! s'écria le soldat ; il faut que je retourne à mon poste. »
— « Bah ! je te donne congé pour ce matin, moi. »
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— «Merci, mon colonel. Si c'est ainsi, me voilà prêt. »
— « Quelqu'un était avec toi tout à l'heure, remarqua le prince en cherchant du regard et désignant l'étranger ; c'est monsieur, n'est-ce pas?»
— «Oui, mon prince; c'est un Français qui vient voir le château. »
— « Un Français î ! »
A ce mot, Henri se découvrit noblement, et fixa ses deux grands yeux pleins de charme sur l'étranger. Le rouge monta au visage de celui-ci ; il ôta son chapeau en s'inclinant.
— « Vous êtes Français , monsieur ! Ah ! soyez le bien-venu , a^ous dont le cœur a trouvé un souvenir pour les exilés d'Holy- Rood ! Soyez mille fois le bien-venu, et que Dieu vous rende le bonheur que vous
me faites éprouver ! Un Français î Quelle bonne nouvelle à porter à ma mère î comme elle sera contente ! »
— « Peut-être î... répondit sourdement le jeune homme, dont l'esprit flottait entre le désir de ne voir dans le fils de la duchesse que le plus aimable des enfans , et la haine des rois que lui imposaient ses idées républicaines. »
— « Oh! n'en doutez pas. Sa joie égalera la mienne. Voulez-vous que je vous présente tout de suite à maman ? »
— «Non... non... pas à présent. Plus tard... plus tard... »
— « Plus tardi dit l'enfant avec regret. . . Au moins, je lui annoncerai votre visite. Dites-moi votre nom? »
— «Mon nom? dit l'étranger avec amertume; à quoi servirait que je vous dise mon nom? Vous l'oubHeriez. Un nom obs-
cur î un nom qui n*est pas noble!.... » — « Et vous croyez que ce soit une raison pour que je l'oublie? dit le prince. La noblesse est-elle donc toute dans le nom? Ce n*est point ce que l'on m'a appris, monsieur. On m'a dit qu'un homme peut faire du plus obscur des noms le nom le plus noble , si son âme est généreuse , si ses actions sont grandes; et qu'un roturier honnête homme vaut cent fois mieux qu'un noble déshonoré. Ce que l'on m'a dit, je le crois, A présent, vous pouvez me cacher votre nom; mais ne craignez plus que je l'oublie, si vous me le dites. »
Ces paroles si raisonnables , si au-dessus de Tâge de celui qui les prononçait, frappèrent l'étranger ; il sentit diminuer sa fâcheuse prévention , et ce fut avec un sourire qu'il dit au prince : « Je m'appelle Guimard, »
— «Ah ! monsieur Guimard , continua le jeune Henri, je vois avec douleur que vous aussi vous avez mal jugé le pauvre enfant d'Holy-Rood; vous avez cru ce que Ton fait dire en France, que mon éducation est une éducation d'insolence et de mépris, que Ton m'apprend à compter les rois pour tout et les peuples pour rien, que je suis élevé pour la vengeance par des hommes qui détestent les Français, et ne regrettent de leur patrie que les honneurs et la fortune qu'ils y ont laissés. C'est ainsi que l'on cherche à me rendre odieux: c^est en me peignant comme un apprenti despote, comme un tyran en herbe , que l'on réussit à détourner de moi le peu d^intérêt que mon âge et mon malheur inspirent. C'est bien mal, n'est-ce pas, monsieur? Car enfin, moi , je ne leur ai rien fait pour qu'ils me haïssent ! »
Il y avait une si profonde douleur, une énergie si vraie dans ce langage, que monsieur Guimard en fut ému. Il prit la main de Henri , et s'écria :
— « Aimable enfant! si vos parens vous ressemblaient! »
— « Vous viendrez au cbâteau, monsieur, dit le prince avec empressement; vous la verrez cette famille que Ton fait si méchante, et vous jugerez s'il n'y a pas plus de calomnies que de vérités dans ce que l'on répand sur son compte. Vous viendrez, n^est-ce pas?
— « Pourquoi? Que verrai-je? De la grandeur déchue, de la majesté pénitente. Ce que j'entendrai empêchera-t-il ce qui est? rachètera-t-il le sang qui a été versé ? Car vous méritez, vous chez qui la raison a si fort devancé l'âge , vous méritez que je vous dise des vérités ignorées, sans
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doute, au château d'Holy-Rood. Quoi que ceux qui régnent aujourd'hui là-has puissent faire pour en éteindre le souvenir, les journées de juillet sont restées chaudes et sanglantes dans le cœur des Français: le deuil des veuves et des orphelins finit a peine au moment où je vous parle , et les boulets de la garde de votre aïeul ont fait aux murs de nos maisons des trous que le temps agrandit au lieu de les diminuer. Moi , Guimard , qui n'aime ni ne hais personne sans motif, je n'ai point pardonné à celui qui signa les ordonnances du 25 juillet, la mort de mon pauvre frère que j'ai vu tomber à côté de moi sous la balle d'un de vos rouges. Ce sentiment personnel est fortifié par la vieille honte cpic m'a toujours inspirée le gouvernement d'une famille venue chez nous avec les hordes étrangères. Eh bien!
nous sommes , en France , une multitude de jeunes gens qui pensons de même, et votre aïeul aurait a passer sur nos cadavres pour aller retrouver aux Tuileries la place qu'un autre occupe en ce moment. Vous n*êtes pour rien dans toutes ces haines , vous qui n'étiez point né en 181 4, vous, innocent et pur comme je n'espérais pas
vous trouver; mais on vous a appris
l'Evangile, pauvre enfant, et vous y avez vu que les enfans porteront la peine des fautes de leurs pères. »
— « Je l'ai vu... mais je n^ai pas trouvé que cela fût juste. »
— « Juste ou non, cela est. C'est un malheur. Si dans certains jours les choses sefussent passées comme elles le devaient; si l'on n'eût pas mis à faire un roi nouveau la précipitation que l'on avait mise à détrôner l'ancien ; si le pays eût été autre-
ment consulté , vous aviez autant de chances que personne ; le nom de Henri V ou de Henri I'' aurait pu être proclamé par le vœu national, tout aussi bien que celui de Louis-Pliilippe I^' Fa été par les chambres. Mais l'événement est consommé. On a changé de dynastie... On ne reviendra pas là-dessus.»
— « Est-on heureux enfin? »
— « Non. »
— « Ceux qui ont fait cette révolution se plaignent, m'a-t-on dit. »
— « Oui, ceux-là se plaignent, et comment ne se plaindraient-ils pas? Savezvous que j'en connais qui sont mendians? Mais c'est assez parler de choses qui font mal a celui qui les dit comme à celui qui les entend. Ne pourrais -je îi mon tour savoir comment vous vivez ici , et si vous ries heureux? »
— « Si ce beau pays était la France , je n'aurais rien à demander à Dieu dans mes prières, répondit Henri, la voix tremblante d'émotion ; car je suis aimé dans les montagnes, n'est-ce pas, Franck? »
— «Oliî dit le montagnard avec enthousiasme, oui, vous êtes aimé! »
— « Ces hommes sont si bons, si pleins de naïveté ! continua le prince; il faut vivre avec eux pour les connaître; et quand on les connaît, on les aime. On dit que les Ecossais des villes ne ressemblent pas à ceux des montagnes. Que m'importe ? Je vis avec ceux-ci, et je ne cherche point à savoir comment sont les autres.
» Ma vie se partage entre Tétude et la promenade. On s'occupe beaucoup de moi au château, beaucoup trop peut-être, et les peines que l'on se donne pour m*apprendre à gouverner me contra-
rient quelquefois. Enfin, il faut bien faire ce qu'ils désirent ; ils soi)t si malheureux! Ce matin encore, tenez, j'ai vu pleurer ma mère , pleurer à chaudes larmes , en lisant un journal de notre pays. En vérité, je voudrais qu'il ne vînt plus de journaux; car il est bien rare qu'une lecture s'achève sans qu'il y ait des larmes versées. LeRoi est malade de chagrin ; mon oncle et ma tante le seront bientôt. Ah ! notre demeure est bien triste, monsieur; et si les Français savaient comme nous sommes , je suis sûr qu'ils nous plaindraient; car ils sont bons, je le sais ; maman me le dit tous les jours : ils sont vifs , emportés , mais ils ont le cœur excellent ; quoi que vous en disiez, je suis sûr qu'ils
savent pardonner à qui se repent , et
vous verrez si mes parens ont le repentir sincère!... Oh! je vous en prie, mon-
sieur Guimard, plaignez-les, ne les haïssez plus î »
Le pauvre enfant se mit à pleurer.
Monsieur Guimard, attendri jusqu'aux larmes, car lui aussi avait le cœur excellent , fit tout ce qu'il put afin de consoler le jeune prince, et se reprocha d'avoir mis tant de tristesse dans cette âme innocente et candide. Voulant le distraire de pensées aussi pénibles, il changea de conversation, et lui demanda quelles étaient ses lectures favorites.
— « Il est un hvre que je préfère à tous les autres, répondit vivement Henri : c'est celui des Victoires et Conquêtes. Je le saurai bientôt par cœur. »
— « Vraiment ! Cependant vous ne devez pas aimer Napoléon? »
— «IN apoléon ! C'est le plus grand homme des temps modernes. »
En ce moment, Francis s'écria: — «Tenez, mon colonel, vous qui êtes bien le plus adroit tireur que j'aie jamais vu , voilà une occasion de retrouver le coup que nous vous avons fait perdre tout à l'heure î »
— «Vraiment, dit le prince; où donc?»
— «Vous voyez là-liaut? c'est un aigle.. . Vite ! vite î Votre arbalète n'ira pas... prenez mon fusil... Imbëcille, qu'est-ce que je dis.... mon fusil est trop lourd. Je vais essayer, moi. »
— « N'en fais rien , Franck ; si tu as de l'amitië pour moi, n^en fais rien! s'écria le prince avec une vivacité extraordinaire ; et il arrêta le bras de Francis qui allait lâcher la détente. »
— « Pourquoi donc ça, mon colonel? dit
le soldat tout étonné. »
— «C'est un aigle, dis-tu! Je veux qu'on
les respecte, les aigles ! Je les aime! Ne saistu pas que c'est un aigle qui a présidé aux plus glorieuses destinées de la France? »
Monsieur Guimard ne pouvait en croire ses yeux. Tant de précocité, de grandeur, de noblesse, dans cet enfant qu'on lui avait fait si ordinaire, si inférieur même î II tomba dans une préoccupation profonde, dont il fut bientôt tiré par l'arrivée d'un nouveau personnage*
C'était un homme d'un âge mûr. Il portait l'uniforme d'officier de la garde royale. A son aspect, monsieur Guimard tressaillit ; ses sourcils se froncèrent : il frémit et détourna les regards. La a ue de cet uniforme lui faisait mal.
— « Ahî dit Henri, voilà monsieur de La Villatte qui va bien me gronder. Il m'aura cru perdu, ce pauvre ami ! j'en suis sûr. »
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— « Je vous retrouve enfin, monseigneur I dit monsieur de La Villatte , en ne dissimulant point son mécontentement; est-il bien à vous de donner tant d'inquiétude à ceux qui vous aiment ? »
— « C'est vrai, mon bon ami , j'ai eu tort... je vous demande pardon... Je sais que s'il m'arrivait quelque chose... »
— « J'en mourrais , monseigneur ! Tout le monde sait que j'en mourrais.... Vous allez rentrer au palais, n'est-ce pas? Le Roi vous a demandé plusieurs fois ce matin. »
— « Je vous suis... Mais ne soyez donc pas ému comme cela î Est-ce qu'un brave comme vous doit savoir pleurer? »
— « Ah! c'est que jamais père n'aima son enfant comme je vous aime , voyez-
vous ! »
En parlant ainsi , le vieux guerrier rou-
gissaii et s'essuyait les yeux avec le revers de 1 amain. Les dernières paroles de Henri l'avaient rendu honteux, le digne homme! Il avait de Fhumeur, et cherchait à s'en
défaire aux dépens de quelqu'un il
avisa Franck qui regardait en l'air...
— « Qu'est-ce que vous faites là, paresseux? s'écria-t-il; pourquoi n'êtes-vous pas à votre poste? »
Le soldat, tout interdit, balbutiait. Henri le prit par la main , et s'adressant à l'officier :
— « Je lui avais donne congé pour ce matin, capitaine, dit-il avec dignité; vous n'avez à gronder que moi. »
Le capitaine ne trouva plus un mot à dire.
Henri se mit en devoir de regagner Holy- Rood. Il chargea Francis d'aller à la Canongate lui acheter des flèches pour la
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chasse au daim, et, tendant la main à monsieur Guimaid qui se tenait à quelques pas, il Tinvita de nouveau a l'accompa-
gner.
— « C'est un ennemi, dit-il en riant à monsieur de La Villatte , un ennemi bien aimable que je lâche de convertir. »
Monsieur de La Villatte et l'étranger firent alors un échange de saluts fort polis, mais glacials, et qui semblaient se repousser mutuellement. C'était l'effet d'une première impression qui fut bientôt dissipée.
Henri, soupçonnant la cause de cette froideur réciproque , profita du peu de chemin qui restait à faire jusqu'au château pour provoquer une franche explication.
» Il aurait tant de peine, disait-il, de voir deux Français rester ennemis ! »
Ce touchant appel à leur bonne foi remua le cœur des deux hommes; il les
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fit s'interroger et se répondre avec confiance.
Au bout de dix minutes de conversation, ils s'entendaient déjà ; ils se tenaient déjà les mains, surpris, confondus de trouver tant de ressemblance entre deux opinions qu'ils avaient toujours jugées incompatibles. C'est que, divisées parla forme, leurs opinions s'accordaient par le fond, et puis surtout, c'est qu'ils avaient le cœur honnête, les vues désintéressées; c'est que le bonheur de la France faisait leur unique ambition. Tôt ou tard ils devaient s^entendre.
Henri s'applaudissait de son ouvrage, quand une porte secrète du palais se referma sur lui et ses deux compagnons.