‹ Henri PerreyveChapitre 14 sur 47 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

J'ai dit que notre aimable et noble Henri Perreyve s'était fait du ministère évangélique et de la vie sacerdotale un si magnifique idéal que d'une part il ne put jamais, grâce à Dieu' se trouver satisfait de lui-même, et qu'en outre il était sans cesse provoqué à monter encore et toujours, dans sa vie vers une plus haute beauté. *

Il ne fut qu'une seule fois en danger de sar.

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rèter et de se limiter : c'est quand la dispersion des œuvres et l'abusif emportement du zèle lui firent perdre le recueillement. Nous parlerons de ce grave danger de sa vie. Ici nous avons le bonheur de pouvoir mettre sous les yeux du lecteur ce plan idéal de sa vie, tel qu'il l'avait conçu. Nous avons retrouvé la trace de ce qui se passa dans son âme, de ce que sentit et comprit son généreux cœur, lorsque, arrivé en présence de ce qu'il appelle : « Cette joie des joies et cette uni- « que raison de toute ma vie, » l'ordination sacerdotale, il se prépare dans la retraite à cet honneur divin. C'est alors qu'il travaille en son âme, par la plus vigoureuse et la plus lumineuse méditation, a ce que nous avons appelé la transformation du courage et la transfiguration de l'amour. C'est alors qu'il fait à Dieu, par écrit, les promesses qui ont vraiment guidé sa vie. Il en a conservé les notes que l'on va lire, et que nul ne connut avant sa mort. Je le remercie, pour ma part, du bien que cette lecture vient de faire à mon âme. Mes ïrères dans le sacerdoce, vous le remercierez aussi, et vous prierez pour lui.

Vous, jeunes gens, aans le cœur de qui fermente quelque ambition de devenir des bienfaiteurs parmi les hommes, vous comprendrez que la forme la plus énergique du dévouement, c'est le sacerdoce catholique. Kl vous, dont la carrière est autrement tracée déjà, vous sentirez qu'une part d'esprit sacerdotal est applicable à la vie de tout homme qui prétend justifier son passage sur la terre.

Voici donc comment il conçut et sa vie et sa mort de prêtre de Jésus-Christ.

Le manuscrit est ainsi daté : Retraite de saint Easèbe, Morne, 1867. J'y trouve quatre méditations, écrites dans cet ordre : la chasteté ; LA MORT SACERDOTALE ; LA PERSECUTION ;

l'amour des hommes. Je cite les trois dernières.

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