‹ Henri PerreyveChapitre 6 sur 47 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

Jésus-Christ et à ses saints, pour déclarer « que je n'ai rien dit par complaisance et par « adulation, mais que j'ai tenu le langage « d'un témoin véridique ' ».

Aussi bien, le temps fait justice des éloges emphatiques, et les flatteries tombent sous le poids de leurs menteuses exagérations.

Il en est tout autrement des témoignages dictés par la conscience et confirmés par le sentiment public. Ils grandissent avec les années qui, loin de les détruire, les fortifient et leur impriment une véritable consécration. Je ne crains pas de le dire : plus on pénétrera dans la connaissance intime d'Henri Perreyve, plus on fera savoir de lui ce que Tacite a si bien appelé « la physionomie de l'âme' », plus on comprendra l'intensité des sympathies qui entourèrent sa vie et la fidélité des souvenirs qui ont suivi sa mort.

Cette « physionomie de l'âme » à peu près

1 Testor Jesum et sanctos ejus me nihil in gratiam, nihil more blandientium loqui, sedquiddicturus sum pro testiaionio dicere. (S. Hieron., Ep. 108, n°a.)

1 Forma mentis. Tacite. Agricola, c. xlvi.

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